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Le nombre d'incendies est demeuré stable à Montréal pour l'année 2025, selon le SIM

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4 septembre 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) a rapporté une tendance stable pour les incendies en 2025, mais une légère augmentation des feux hors édifices a été observée, et le directeur du SIM, Richard Liebmann, l'a attribuée aux campements pour personnes en situation d'itinérance présents à travers la ville.

Il a expliqué lors de la présentation publique du rapport d'activités 2025 de son organisation que ces incendies sont souvent mineurs, et que des efforts de prévention sont faits au sein des campements afin de les prévenir, conjointement avec le Service de police de la Ville de Montréal et les organismes communautaires. «C'est un grand défi pour nous», a-t-il indiqué.

Le volume total des interventions du SIM a augmenté de 8 % par rapport à 2024, se chiffrant à 140 406 pour 2025. De ce nombre, 60 % correspondaient à des interventions comme premiers répondants, également en augmentation par rapport à l'an dernier, et s'expliquant par vieillissement de la population et l'augmentation des maladies chroniques, d'après M. Liebmann.

Le plus clair des incendies est survenu par causes accidentelles, mais les efforts de prévention du service ont porté leurs fruits, puisqu'il a constaté une amélioration dans la conformité des détecteurs de fumées, bien que 17 % des logements sur leur territoire en soient toujours dépourvus.

Grands froids, inondations printanières, chaleur extrême, smog: les réponses pour les urgences liées aux risques climatiques sont devenues une réalité prévalente pour le SIM. Le service a noté que le plan de sécurité civile a dû être déclenché 14 fois en 2025.

La santé et la sécurité des pompiers sur le feu

En 2025, le SIM a notamment ajouté 11 pompiers et 5 personnes à la division des services techniques pour effectuer la décontamination des habits de combat et des équipements de protection individuelle.

«Comme vous le savez, on a de grands enjeux avec la prévention des cancers, on met énormément d'énergie et de ressources là-dessus», a précisé M. Liebmann.

En 2022, le Centre international de recherche sur le cancer a classé la lutte contre les incendies parmi les agents reconnus cancérogènes pour les humains.

Le site de Santé Canada indique que les pompiers ont un risque de diagnostic de cancer qui est 9 % plus élevé, et un risque de décès par cancer 14 % plus élevé que les membres du grand public.

À la période de questions, le président de l'Association des pompiers de Montréal (APM), Chris Ross, a demandé à M. Liebmann si les phases 2 et 3 de ce plan d'action suivraient pour assurer la sécurité de ses membres.

«Mes membres ont l'obligation de se déshabiller dans le milieu de la rue, incluant quand il fait -40 dehors, de se déshabiller dans leurs boxers, de mettre leurs équipements contaminés dans un sac, de le ramener dans la caserne pour le laver et le sécher une fois, pour le remettre dans un sac et l'envoyer dans un centre de lavage du SIM pour le laver une deuxième fois», a-t-il illustré, qualifiant la situation de non-sens.

Ce non-sens, explique M. Ross, augmente également le risque d'exposition à des contaminants des pompiers et une contamination croisée des locaux et des véhicules du SIM.

Richard Liebmann a tenté de le rassurer, la santé et la sécurité étant pour lui des priorités absolues. «L'investissement de l'argent est là. On n’a pas encore commencé les travaux pour la phase 2, qui consiste à trouver des solutions alternatives à l'habit de combat, surtout lors des interventions autres que durant les incendies et les périodes hivernales, mais je peux vous rassurer que l'APM sera impliqué dans ces efforts-là.»

Le SIM, en collaboration avec l'APM et la division de santé et de sécurité, a également publié un guide destiné aux médecins pour les informer des risques de santé auxquels sont exposés les pompiers, et améliorer la détection de problèmes de santé prévalents à la profession. Ce guide a été partagé avec l'ensemble des pompiers du Québec.

La Presse Canadienne

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