Le milieu des affaires réclame des actions rapides au nouveau conseil des ministres

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Saluant la composition du premier conseil des ministres du gouvernement de Christine Fréchette, des représentants du milieu des affaires s'attendent à ce que ces élus se mettent rapidement au travail et posent des actions pour soutenir les entreprises québécoises.
L'arrivée de Bernard Drainville comme super-ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie est bien accueillie par plusieurs groupes du milieu économique.
Ils saluent également la reconduction de France-Élaine Duranceau au Conseil du Trésor, d'Eric Girard aux Finances et de Jean Boulet au Travail.
Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) appelle ces ministres «à poser rapidement des gestes concrets pour soutenir l'économie québécoise», tout en reconnaissant qu'il ne reste que quelques semaines de travaux parlementaires.
«Le temps est compté, les attentes sont élevées. Ce conseil des ministres expérimenté connaît les enjeux et les priorités du milieu des affaires. Il faut maintenant passer à l'action rapidement», affirme la présidente et cheffe de la direction du CPQ, Michelle LLambías Meunier, dans un communiqué.
Selon la présidente et cheffe de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), la «nouvelle équipe» du gouvernement Fréchette «n'a pas de temps à perdre».
«On attend des décisions rapides qui débloquent des projets, facilitent l'investissement et envoient un signal clair que le Québec est un endroit où il est simple d'entreprendre et de croître. Ces ministres doivent amener l'appareil gouvernemental à suivre le rythme qu'ils voudront insuffler», déclare Isabelle Dessureault, par voie de communiqué.
Pour la CCMM, le gouvernement doit notamment simplifier les règles afin d'accélérer la livraison des projets et améliorer l'accès à la main-d'œuvre «en arrimant mieux les politiques aux besoins du marché du travail».
Aux yeux du vice‑président à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) pour le Québec, «le nouveau conseil des ministres conjugue l'expérience et le renouveau pour agir pour aider les PME, et les ménages».
«Dans un contexte où l'incertitude est maintenant la nouvelle certitude pour les entrepreneurs québécois, le gouvernement du Québec peut et doit faire une différence pour construire un environnement d'affaires plus favorable aux PME», soutient François Vincent.
La FCEI demande, entre autres, de s'attaquer à la paperasse, de faire tomber certaines règles uniques au Québec, de rembourser la taxe carbone pour les agriculteurs et les PME des autres secteurs économiques et de maintenir une discipline budgétaire afin d'éviter de nouvelles hausses de taxes ou de tarifs.
Le retour de François Bonnardel au conseil des ministres, qui se voit confier le dossier de l'immigration, est aussi salué par le milieu économique.
Le retour du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) constitue une «première étape positive», reconnaît le CPQ. Le gouvernement doit toutefois «aller plus loin» dans un contexte de rareté de main-d'œuvre, d'après l'organisation.
«Il est essentiel d'assurer une place adéquate pour les travailleurs étrangers temporaires (TET), afin d'offrir aux entreprises la prévisibilité et la stabilité dont elles ont besoin pour croître et investir», avance le CPQ.
D'autre part, sur le plan des investissements publics, le Conseil du patronat souhaite que les mécanismes d'octroi des contrats publics permettent une participation accrue des entreprises québécoises.
Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne