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Le gouvernement français soutient que des orques restent la propriété de Marineland

durée 19h46
9 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — Le gouvernement français indique qu'il n'a pas encore pris de décision quant au sort de deux orques en captivité. Une association de défense des animaux souhaite transférer ces mammifères marins dans un refuge côtier dont la création est envisagée en Nouvelle-Écosse.

Les autorités françaises avaient annoncé qu'elles se prononceraient sur leur sort avant le 31 mars, mais cette date butoir est passée sans qu'aucune décision ne soit prise.

Mardi, le ministre chargé de la Transition écologique a déclaré devant une commission du Sénat français que les deux orques, Wikie et Keijo, restaient la propriété privée de Marineland Antibes, dans le sud de la France.

Mathieu Lefèvre a affirmé à la commission que Marineland ne souhaite pas de transfert vers le Canada.

Le ministre a également soutenu que les animaux ne sont pas la propriété du gouvernement français, mais de Marineland, et que cela doit être pris en considération.

M. Lefèvre n’a donné aucune indication quant à la date à laquelle le gouvernement français prendrait une décision.

Le parc d'attractions d'Antibes a fermé ses portes en janvier 2025 après l'adoption par le gouvernement d'une loi interdisant la détention de cétacés en captivité à des fins de divertissement d'ici la fin de 2026.

Le Whale Sanctuary Project, une initiative financée par des fonds privés en Nouvelle-Écosse, a publié jeudi un communiqué indiquant que l’organisation se réjouissait de travailler avec le gouvernement français et Marineland Antibes.

«Bien que les lois actuelles classent les baleines comme des biens, une réalité regrettable, nous ne pensons pas que la propriété seule doive déterminer l’avenir de Wikie et Keijo», a soutenu Charles Vinick, PDG de ce projet à but non lucratif.

«Nous sommes prêts à collaborer avec les propriétaires de Marineland Antibes, les dresseurs qui s’occupent actuellement des baleines et le gouvernement afin de favoriser une transition sûre et réussie pour des baleines comme Wikie et Keijo.»

En décembre, le ministère français de la Transition écologique a identifié le Whale Sanctuary Project comme l’option la plus crédible répondant aux exigences légales françaises. À l’époque, M. Lefèvre avait dit que malgré le soutien de son gouvernement, il subsistait un manque de consensus parmi les parties prenantes.

Le mois dernier, le Whale Sanctuary Project a annoncé avoir commencé à défricher son site de Wine Harbour, dans l’est de la Nouvelle-Écosse. Les organisateurs indiquent qu’un grand enclos marin équipé de filets flottants devrait être achevé d’ici la deuxième moitié de cette année.

L'organisation souhaite construire un enclos sous-marin de 40 hectares pouvant accueillir jusqu'à 10 baleines retirées des parcs d'attractions aquatiques. Une clôture a déjà été érigée autour du site, situé à environ 200 kilomètres à l'est d'Halifax.

En octobre, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a approuvé un bail de 20 ans pour le groupe, couvrant 83 hectares de terres de la Couronne et d'eaux côtières.

Le projet nécessite toutefois des permis de transfert délivrés par le ministère fédéral des Pêches et une importante collecte de fonds pour couvrir les 15 millions $ de coûts de construction et les 1,5 million $ de frais d'exploitation annuels.

Michael MacDonald, La Presse Canadienne

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