Le gouvernement canadien ne se prononce pas sur les sanctions contre la juge Prost

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Le gouvernement canadien refuse de préciser s'il compte intervenir en faveur d'une juge internationale originaire de Winnipeg qui demande à un tribunal américain d'annuler les sanctions prononcées par le président Donald Trump
Washington a sanctionné la juge de la Cour pénale internationale Kimberly Prost il y a près d’un an, en raison de son travail sur une affaire impliquant des troupes américaines en Afghanistan, et elle ne peut plus utiliser de carte bancaire ni faire appel à la plupart des grands sites de vente en ligne.
Contrairement à la France, le Canada n’a jamais critiqué cette décision. Une ancienne diplomate de haut rang, Sabine Nolke, estime que le gouvernement canadien devrait défendre le droit international et contribuer à blanchir le nom de son amie.
Mme Prost et deux autres juges poursuivent Donald Trump et son administration en justice, arguant qu’il a outrepassé ses pouvoirs et n’a pas respecté les garanties procédurales.
Washington n’a pas encore présenté de réponse à cette affaire, et l’équipe de Mme Prost demande désormais une injonction visant à suspendre les sanctions à son endroit pendant que la procédure initiale suit son cours.
Affaires mondiales Canada n’a pas souhaité préciser s’il déposerait un mémoire en faveur de Mme Prost. Mme Nolke estime de son côté que le Canada doit prendre la défense de la CPI s’il souhaite réellement défendre le droit international.
Dylan Robertson, La Presse Canadienne