Le cardinal Marc Ouellet s'exprime après avoir gagné sa poursuite en diffamation

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Le cardinal Marc Ouelette, qui a gagné sa cause dans la poursuite pour diffamation qu’il avait intentée contre Paméla Groleau pour l’avoir faussement accusé d’agression sexuelle dans le cadre d’une action collective contre l’Archidiocèse de Québec, a publié une brève déclaration écrite depuis sa résidence à Rome, en Italie.
Il y fait part de sa gratitude envers le système de justice civile en incluant dans son propos des éléments de la décision du juge Martin Castonguay qui, selon le prélat, «a reconnu que les allégations d’agression sexuelle portées contre moi étaient fausses et formulées avec 'une très grande témérité équivalant à de la malice', et que la personne en cause soit tenue responsable des 'propos infamants' et diffamatoires portés contre moi et largement relayés à l’échelle mondiale».
Il remercie au passage les avocats de la firme LCM qui ont porté sa cause et «les nombreux témoins entendus, dont les témoignages ont aidé la Cour à établir les faits et à faire prévaloir la vérité» et s’engage à poursuivre «la lutte dans l’Église et dans la société contre toute forme d’abus, sexuel en particulier, et j’appuie sans réserve les victimes avérées dans leur quête d’une justice réparatrice». Comme il l’avait promis, il s’engage à verser la somme de 100 000 $ qui lui a été octroyée en dommages par le Tribunal à des organismes luttant contre les abus sexuels subis par les Autochtones au Canada.
La décision de 52 pages du juge Castonguay, rendue lundi au palais de justice de Montréal, n’est pas tendre envers Mme Groleau, à qui le magistrat n’accorde aucune crédibilité, notamment parce qu’elle a modifié à quelques reprises sa version des faits et aussi parce que les faits qu’elle alléguait s’étaient produits lors d’événements publics où se trouvaient de très nombreux témoins.
Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne