Le Canada réprime les demandes d'asile faites à Terre-Neuve venant d'îles françaises

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Le gouvernement fédéral veut sévir contre ce qu'il qualifie de «faible nombre» de demandes d’asile déposées par des étrangers arrivant à Terre-Neuve-et-Labrador en provenance d’un territoire français voisin.
L'archipel Saint-Pierre-et-Miquelon, situé à 19 kilomètres au large des côtes de Terre-Neuve, est desservi par un service de traversier régulier.
Le 4 juin, le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada a dit qu’il allait désormais exiger une autorisation de voyage électronique des personnes arrivant par bateau depuis ce territoire.
Connu sous le nom d’AVE, ce permis de 7 $ généralement requis pour les personnes se rendant au Canada par avion est un outil de présélection utilisé par Ottawa pour empêcher les criminels, les personnes atteintes de tuberculose active et certains demandeurs d’asile d’atteindre un poste de contrôle frontalier.
Le ministère a annoncé qu'il imposait cette exigence aux îles françaises, car certains étrangers provenant d'autres pays et devant se procurer une AVE semblaient «tenter de contourner les processus d'immigration et de contrôle aux frontières du Canada».
Le ministère affirme avoir «constaté une tendance émergente chez les demandeurs d’asile non admissibles à emprunter cette voie», mais a ajouté que les chiffres étaient trop faibles pour être rendus publics, pour des raisons de confidentialité.
Dylan Robertson, La Presse Canadienne