La STM éliminera 300 postes dans le cadre de coupes de 56,5 M $

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — La Société de transport de Montréal (STM) a annoncé vendredi qu'elle coupera 300 postes au cours des prochains moins, dans le cadre de réductions des dépenses de 56,5 millions $ dans son budget 2026.
La STM a précisé que son budget 2026 se chiffre à 1,8 milliard $ et a assuré qu'elle maintiendra son offre de service.
Par voie de communiqué, la société a précisé que la croissance de ses dépenses d'exploitation sera limitée à 0,7 % en 2026, tel que requis par le cadre financier de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), alors que la croissance normale aurait été de 3,2 %.
«La STM aura atteint dès 2026 la cible de 100 millions $ de réductions de dépenses récurrentes qu’elle s’était fixée en 2023 sur cinq ans. Tous ces efforts sont faits dans le but de protéger notre offre kilométrique actuelle», a affirmé la directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard, dans le même document.
La réduction des dépenses se fera «par la mise en œuvre d’une série de mesures d’optimisation», qui engendreront une réduction d'environ 300 postes au cours des prochains mois.
«Je tiens à souligner l’engagement, la résilience et le professionnalisme des employés de la STM dans ce contexte de transformation. Nous sommes conscients des impacts de ces décisions et mettons en place les mécanismes nécessaires pour accompagner le personnel tout au long de cette période», a dit Mme Léonard.
Ces «mesures d'optimisation» incluent le gel des embauches externes et des heures supplémentaires pour les équipes en soutien aux opérations, un ajustement de la fréquence de l'entretien de certaines des composantes des voitures du métro, ainsi que la réduction des consultants en projets informatiques et du matériel informatique.
Le service par minibus du transport adapté sera également transféré à des partenaires externes.
La STM rapporte avoir un déficit en maintien d'actifs de 7 milliards $, qui pourrait atteindre 9 milliards $ d'ici 2030, selon Aref Salem, président du conseil d’administration de la STM.
«Afin de pallier cette situation, la STM souhaite que les gouvernements du Québec et du Canada s’entendent rapidement pour permettre le transfert des sommes prévues pour les infrastructures de transport collectif dans le Fonds pour bâtir des collectivités fortes», a demandé la STM dans le communiqué.
La société fait valoir que le manque de financement entraîne une perte graduelle d'expertise et de capacité interne.
La Presse Canadienne