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La souveraineté et l'immigration alimentent les discussions au jour 3 de la campagne

durée 17h06
29 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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4 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — La souveraineté du Québec a alimenté les discussions au troisième jour de la campagne électorale, samedi. Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a réitéré qu'il tiendrait un référendum dans un premier mandat, tandis que la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) a lancé un appel aux indépendantistes «lucides et réalistes» à voter pour son parti.

Le chef du PQ s'est également attiré des critiques à la suite de propos qu'il a tenus samedi sur l'immigration, alors qu'il a promis qu'un gouvernement du PQ diminuerait les seuils de nouveaux arrivants accueillis dans la province.

La co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, a invité les partis «à faire attention» à la manière dont ils débattent de cet enjeu sur la place publique, tandis que le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), a plutôt qualifié les dires de M. St-Pierre Plamondon de «malaisants».

M. St-Pierre Plamondon a fait valoir samedi que le PQ tiendrait sa promesse sur un référendum dans un premier mandat, même si 60 % des Québécois estiment que c'est une mauvaise idée.

Selon un sondage Léger publié samedi dans les médias de Québecor, le référendum du PQ figure au bas de la liste des promesses préférées des Québécois. Près de 60 % des personnes sondées estiment que «faire du Québec un pays» n’est pas une bonne mesure. L'idée est pratiquement aussi impopulaire qu'une hausse d'impôt.

Le PQ a toutefois récemment annoncé qu'il ne tiendrait pas de référendum avant la fin du mandat du président américain Donald Trump.

La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, a profité de la journée de samedi pour lancer un appel aux indépendantistes réticents à la tenue d'un référendum dans les prochaines années à voter pour son parti. Elle s'est aussi engagée à renforcer la loi 101.

Les électeurs souverainistes «lucides et réalistes» sont bienvenus à la CAQ, a assuré Mme Fréchette.

«J'invite ces gens-là à joindre notre coalition, on est ouvert, a-t-elle poursuivi en ajoutant une condition. Si ces électeurs-là sont à l'aise avec l'idée qu'il faut être nationalistes, puis je pense que ça devrait être naturel, ils sont les bienvenus à la coalition.»

Le chef du PQ a également consacré sa troisième journée de campagne au dossier de l'immigration. Il s'est engagé à réduire le seuil d'immigration permanente à 35 000. Le PQ promet aussi de couper de moitié l’immigration temporaire, «tout en protégeant des secteurs comme l’agriculture et le manufacturier».

Le PQ soutient que la capacité d'accueil du Québec a été largement dépassée, ce qui mettrait une pression considérable sur les services publics.

M. St-Pierre Plamondon a fait cette annonce devant une école secondaire à Québec, qui, selon lui, déborde en raison du trop grand nombre d'élèves issus de l'immigration, qui auraient contraint l'école à se doter de classes modulaires.

«Je trouve ça maladroit, je trouve ça malaisant, a déclaré le chef libéral Charles Milliard. Donc, les jeunes qui se présentent dans ces écoles-là, c'est eux le problème? (...) C'est extrêmement malhabile et ça manque de classe.»

«Le manque d'espace, (...) on ne peut pas juste dire que c'est à cause de l'immigration. Ces problèmes-là existaient avant», a pour sa part plaidé la co-porte-parole de QS, Ruba Ghazal.

Deux visions sur le transport

QS et le Parti conservateur du Québec ont présenté samedi leurs visions respectives en matière de transport, qui se trouvent aux antipodes.

Mme Ghazal a annoncé que QS s'engage à réparer et à développer les réseaux de transport en commun de la province. Le parti promet d'investir autant d'argent dans ces infrastructures que dans celles destinées au transport routier.

QS souhaite notamment rénover le métro de Montréal «qui tombe en ruines», en plus de le rendre entièrement accessible aux usagers à mobilité réduite et de prolonger la ligne orange à Laval. Le parti promet également de poursuivre le développement des projets de tramway à Québec et à Gatineau. Le parti de gauche estime que ces chantiers coûteront 23 milliards $ sur 10 ans.

Le chef conservateur, Éric Duhaime, s'est plutôt engagé à baisser le prix à la pompe pour les ménages québécois.

Pour y arriver, un gouvernement conservateur abolirait ce qu'il qualifie de «taxe carbone» en retirant la province du marché du carbone, et suspendrait la taxe provinciale sur le carburant.

Soutien à domicile et aide aux entreprises

La cheffe de la CAQ a aussi poursuivi samedi son offensive pour courtiser les électeurs aînés. Elle s'engage à investir un milliard de dollars supplémentaires sur quatre ans pour le soutien à domicile.

Mme Fréchette a reconnu que les besoins sont immenses en soutien à domicile, mais n'a pas ouvert la porte à d'autres réinvestissements qui s'ajouteraient au milliard de dollars.

Du côté du PLQ, M. Milliard a promis, s'il est porté au pouvoir, d’imposer un moratoire sur toute nouvelle réglementation qui alourdit le fardeau des entreprises.

Il a aussi dit vouloir mettre sur pied une «équipe d'intervention rapide au service des entreprises qui se butent à la lourdeur gouvernementale» qui sera nommée «Efficacité Québec».

— Avec des informations de Caroline Plante, Patrice Bergeron, Thomas Laberge et Samira Ait Kaci Ali, de La Presse Canadienne

La Presse Canadienne

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