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La réadaptation cardiaque par l'exercice réduit d'un quart le risque d'infarctus

La réadaptation cardiaque par l'exercice réduit d'un quart le risque d'infarctus
Photo: La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — La réadaptation cardiaque par l'exercice réduit d'un tiers les hospitalisations et de plus d'un quart le risque d'infarctus, tout en conservant ses effets bénéfiques à long terme, constate une nouvelle méta-analyse écossaise.

Qui plus est, les données suggèrent que les nouveaux programmes de réadaptation cardiaque à domicile, accompagnés d'outils numériques, peuvent être tout aussi efficaces que les services traditionnels dispensés en centre.

Les chercheurs ont analysé 107 essais randomisés contrôlés portant sur quelque 27 000 personnes atteintes d’une maladie coronarienne. La plupart des participants avaient déjà subi un infarctus du myocarde, subi une intervention cardiaque ou présenté des douleurs thoraciques. Les femmes étaient sous-représentées, ne représentant que 17 % des participants bien qu’elles aient été incluses dans la plupart des études.

Les résultats globaux montrent que, comparativement à l’absence de programme, la réadaptation cardiaque basée sur l’exercice réduit les crises cardiaques de 28 %, diminue les hospitalisations toutes causes confondues de 35 % et réduit probablement le nombre de décès.

Les participants ont également fait état d’une amélioration de leur fonction physique, de leur état de santé général, de leur vitalité, de leur fonctionnement social et de leur bien-être mental. Ces bénéfices ont été observés à travers plusieurs indicateurs validés de qualité de vie.

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Plusieurs patients perdent confiance en eux après une crise cardiaque ou une intervention cardiaque et craignent que l'activité physique puisse être dangereuse, ont rappelé les auteurs par voie de communiqué.

Une activité physique prescrite de manière appropriée est non seulement sans danger pour la plupart des patients, mais elle peut également jouer un rôle essentiel dans leur rétablissement et la santé cardiaque à long terme, affirment-ils.

Les auteurs expliquent que de nombreux patients se heurtent à des obstacles pour participer aux programmes hospitaliers traditionnels, notamment des obligations professionnelles, des difficultés de transport et des responsabilités familiales. Cela peut avoir un impact disproportionné et particulièrement lourd sur certains groupes, tels que les femmes, les personnes âgées et les communautés défavorisées.

«Cette nouvelle étude montre (...) qu’il n’est pas nécessaire de se rendre dans un centre de réadaptation pour en tirer profit : on peut y participer depuis chez soi et en ressentir tout de même les bienfaits», écrivent-ils.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par Cochrane Database of Systematic Reviews.

La Presse Canadienne