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La N.-É. dévoile l'offre salariale faite aux soignants en grève

durée 18h24
13 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a révélé qu'il avait proposé une augmentation salariale d'au moins 12 % aux centaines de travailleurs des établissements de soins de longue durée qui se sont mis en grève lundi.

Des infirmières auxiliaires, des physiothérapeutes, des aides-soignants en soins continus et du personnel d'entretien font partie des 2200 travailleurs participant à la grève qui a perturbé les services dans 22 établissements de soins de longue durée à travers la province.

La ministre des Soins de longue durée, Barbara Adams, a déclaré que cette action syndicale poserait des défis, mais que des accords étaient en place pour assurer la continuité des soins essentiels.

Les négociations entre le gouvernement de la Nouvelle-Écosse et les membres en grève du Syndicat canadien de la fonction publique portent sur les conventions collectives qui ont expiré en 2023.

Mme Adams a affirmé dimanche après-midi dans un communiqué que l'offre du gouvernement, d'une durée de quatre ans, augmenterait les salaires de certains travailleurs de 24 %. Elle a précisé que cette offre comprenait un rappel de salaire rétroactif à compter de 2023 et prévoyait une augmentation de 70 % des primes pour le travail en équipe et la fin de semaine.

Un nouveau financement est également prévu pour élargir le nombre de travailleurs admissibles à un régime de retraite à prestations déterminées.

La ministre a indiqué que 27 autres établissements de soins de longue durée syndiqués avaient déjà accepté la même offre. Elle a ajouté que les employés des soins à domicile et des hôpitaux représentés par le SCFP avaient également accepté les mêmes conditions.

«J’ai entendu dire que certains employés touchés par la grève n’ont pas été informés du contenu de l’offre, alors même que la direction du SCFP a rejeté l’accord sans donner aux membres la possibilité de voter. C’est très préoccupant», a déclaré Mme Adams.

Une porte-parole du syndicat, Taylor Johnston, a affirmé lundi dans un courriel que la déclaration de Mme Adams constituait une «désinformation flagrante» et que les détails de l’offre du gouvernement avaient été communiqués lors de trois assemblées publiques organisées avec les membres du syndicat en février.

Mme Johnston a précisé que le syndicat avait fourni un tableau récapitulatif présentant l’offre salariale ventilée par catégorie, avec les pourcentages et les montants en dollars.

Mme Johnston a précisé qu’il est d’usage que le comité de négociation élu ne présente une offre aux membres qu’une fois qu’un accord de principe a été conclu, et que Mme Adams connaît bien ce processus.

«Cependant, lors de ce cycle de négociations, nous avons rompu avec cette tradition et avons montré l’offre rejetée aux membres», a affirmé Mme Johnston dans son courriel.

«Il est bien sûr possible que certains membres n’aient pas vu l’offre malgré nos tentatives répétées de la partager, mais il est faux de dire que nous ne l’avons pas partagée.»

Le syndicat a déclaré que ses membres avaient été contraints de mener une action syndicale pour lutter en faveur d’un salaire décent.

La Presse Canadienne

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