La ministre Hajdu ne peut préciser quand Ottawa interviendrait contre une grève
OTTAWA — La ministre fédérale de l'Emploi, Patty Hajdu, affirme qu'elle ne peut pas donner de «réponse générale» quant au moment où le gouvernement fédéral interviendrait pour mettre fin à une grève ou à un lock-out en vertu du projet de loi sur le travail déposé lundi.
Selon le projet de loi intitulé «Loi visant à bâtir un Canada fort», un arrêt de travail doit porter atteinte à «l’intérêt national» avant que la ministre puisse invoquer l’article 107 du Code canadien du travail pour mettre fin à une grève.
La ministre Hajdu a déclaré à La Presse Canadienne qu’il n’y avait pas de délai fixe pour l’intervention du gouvernement fédéral dans le cas d’une grève touchant un secteur essentiel.
Elle a assuré que des grèves pourraient tout de même avoir lieu en vertu du projet de loi et que l’objectif d’un arrêt de travail est d’exercer une pression économique dans le cadre d’un conflit de travail.
Mais Mme Hajdu a précisé que cette pression pouvait s’intensifier rapidement lorsque, par exemple, un arrêt de travail touche le secteur des transports et met en péril des denrées périssables, et que le gouvernement évaluerait chaque grève au cas par cas.
Le Congrès du travail du Canada fait valoir que les modifications proposées à l’article 107 affaibliraient la position des travailleurs dans les négociations collectives et prévoit de réagir aux propositions du gouvernement lors d’une conférence de presse mardi.
Craig Lord, La Presse Canadienne

