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La FQCS demande une meilleure répartition des effectifs médicaux sur le territoire

durée 12h58
26 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — La répartition des ressources médicales n'est pas assez équitable entre les centres urbains et les territoires ruraux, dénonce la Fédération québécoise des coopératives de santé (FQCS). Dans un mémoire déposé dans le cadre des consultations prébudgétaires, elle demande au gouvernement de corriger le tir.

Dans son document, la FQCS dresse cinq recommandations, notamment que Québec assure «une répartition plus équitable des ressources médicales, en tenant compte des besoins territoriaux et du rôle des coopératives dans le maintien des services de proximité».

Les coopératives de santé — qui sont exploitées à des fins non lucratives — ressemblent à des cliniques, mais elles sont administrées par des citoyens membres de la FQCS. Elles offrent des services de santé de première ligne, surtout dans les milieux ruraux ou périurbains où l'offre de services est déficiente.

Ces services de santé sont dispensés par plus de 280 médecins, majoritairement des omnipraticiens, près de 160 infirmières et une quarantaine d'autres professionnels de la santé. Ensemble, ils desservent environ 300 000 patients.

«Dans l'affectation des ressources médicales, je parle des médecins, donc ça se fait par les Départements territoriaux de médecine familiale (DTMF), on aimerait qu'il y ait une attention particulière là où les besoins sont plus grands pour l'affectation des médecins», explique en entrevue le directeur de la FQCS, François Allaire.

De plus, les médecins de famille qui pratiquent au Québec doivent consacrer une partie de leur pratique à certaines activités spécifiques, comme les soins en CHSLD ou à l'urgence — ce qu'on appelle les activités médicales particulières (AMP). «On voudrait que les coopératives de santé soient reconnues comme des affectations médicales particulières à part entière», plaide M. Allaire.

Dans son mémoire, la FQCS recommande aussi au gouvernement de «créer un programme de financement pour soutenir les coopératives de santé dans la réalisation de leur mission, en lien avec leurs infrastructures, leurs ressources humaines et l’organisation des services curatifs et préventifs en santé».

Ce programme serait analogue au Programme de soutien aux organismes communautaires. La FQCS a calculé qu'il lui faudrait 2,48 millions $ en contributions gouvernementales, soit l'équivalent de 15 % de ses coûts d’exploitation. Les dépenses globales annuelles pour l'ensemble des coopératives de santé sont estimées à 16,5 millions $ pour 2025.

La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l'Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

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