La famille d'un Canadien dit qu'il a été tué au Liban par une frappe israélienne

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Par La Presse Canadienne, 2026
Un Canadien qui vivait à Windsor, en Ontario, a été tué la semaine dernière par les forces israéliennes devant son domicile familial, dans le sud du Liban, affirme sa famille.
Mohamad Hussain Haidar a expliqué que son frère, Hassan Haidar, âgé de 38 ans, s'était rendu au Liban en novembre pour rejoindre sa femme et ses cinq enfants ainsi que pour s'occuper de ses chevaux qu'il élevait sur la propriété familiale.
Hassan Haidar a emmené sa femme et ses enfants dans un endroit plus sûr au Liban, mais lui est resté à la maison familiale pour s'occuper des chevaux, alors que la région subissait des attaques israéliennes.
Son frère a expliqué que M. Haidar était au téléphone avec sa femme, jeudi dernier, lorsqu’il a entendu des cris à l’aide provenant de l’extérieur.
Un homme qui aidait à s'occuper des chevaux a été touché par un drone et, lorsque M. Haidar est sorti pour lui porter secours, il a été frappé à la tête et tué à son tour.
Israël a intensifié ses attaques contre le Liban la semaine dernière dans le cadre de la reprise des combats contre le groupe militant Hezbollah, soutenu par l'Iran. Le ministère libanais de la Santé a déclaré que le bilan s'élevait à plus de 1700 morts depuis le début de la guerre.
La Presse Canadienne a contacté Affaires mondiales Canada au sujet du décès de Hassan Haidar.
La sœur de M. Haidar, Fatima, a indiqué que ses parents ont immigré au Canada avec elle et ses six frères et sœurs il y a 20 ans en provenance de Cana au Liban, afin d’échapper au conflit armé qui opposait Israël au Hezbollah.
«Notre frère Hassan est le deuxième enfant de la famille, un homme très sociable, gentil et instruit. Il est ingénieur en mécanique», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à Windsor lundi.
«Hussein, Hassan et moi n'avions qu'un an d'écart. Nous avons grandi inséparables.»
Elle a affirmé que son défunt frère était un amoureux des animaux.
«Il adorait ses chevaux, et tous ceux qui connaissent Hassan savent à quel point il les aimait et en prenait soin», a-t-elle confié.
«Il rêvait d’avoir le plus grand haras du Liban. Il a risqué sa vie pour prendre soin des animaux qu’il aimait et ne pas les abandonner, car il n’avait aucun moyen de les mettre en sécurité.»
Elle a déclaré qu’«aucun mot ne peut décrire la douleur» causée par sa mort.
«Mon frère est mort dans les installations près de chez lui, toujours sur sa propriété privée, en essayant de sauver un autre être humain.»
M. Haidar a suivi une formation de technicien automobile au St. Clair College et est devenu mécanicien agréé avant d’obtenir son diplôme d’ingénieur à l’université de Windsor, a expliqué son frère.
«C'était un homme extrêmement dévoué tout au long de ce parcours ; il ne faisait que travailler très dur pendant une partie de l'année», a-t-il affirmé, ajoutant que M. Haidar passait l'autre partie de l'année avec sa femme et ses enfants.
Maan Alhmidi, La Presse Canadienne