La croissance économique devrait passer avant l'environnement, selon un sondage

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — De plus en plus de Canadiens estiment que la croissance économique devrait passer avant la protection de l'environnement dans la politique énergétique du pays, selon un nouveau rapport de l'Institut Angus Reid.
L'institut de sondage a publié lundi un rapport indiquant que 61 % des Canadiens considèrent désormais la croissance économique comme la priorité absolue de la politique énergétique. La question proposait deux options concernant la priorité que devrait suivre la politique énergétique fédérale: la croissance économique ou la protection de l'environnement.
Il s'agit d'un changement dans l'opinion publique par rapport à il y a sept ans, lorsque, à la même question, 55 % des Canadiens estimaient que l'environnement devait être la priorité absolue de la politique énergétique.
Le sondage suggère que près des deux tiers des Britanno-Colombiens soutiennent désormais l'extension de 4 milliards $ du gazoduc Westcoast d'Enbridge, récemment approuvée, tandis que 17 % s'opposent au projet. Les 22 % restants des personnes interrogées ont répondu ne pas savoir.
Le sondeur a constaté que 55 % des Canadiens soutiennent le projet à l'échelle nationale, tandis que 17 % s'y opposent et 28 % ne savent pas.
Dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne le 1er mai, le premier ministre Mark Carney a déclaré qu'un nouveau gazoduc était «plus probable que possible». Il a également ajouté que le Canada devait augmenter sa production et ses exportations d'énergie tout en s'attaquant au problème des émissions, en encourageant les technologies de captage et de stockage du carbone.
M. Carney a rencontré la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, la semaine dernière pour discuter de l’avancement d’un accord entre les deux paliers de gouvernement visant à faire avancer une proposition de construction d’un nouvel oléoduc vers la côte Pacifique via la Colombie-Britannique.
Mme Smith a indiqué après la réunion qu’elle était plus confiante quant à la conclusion de l’accord, tout en notant qu’il restait encore quelques points à régler. Parmi ces points figure le calendrier d’adoption par l’Alberta d’un prix du carbone industriel de 130 $ la tonne.
Angus Reid a recueilli des données de sondages remontant à 2012 sur l'oléoduc Northern Gateway afin de montrer que l'opposition au projet d'oléoduc a diminué en Colombie-Britannique. Le sondage de 2012 enregistrait 57 % d'opposition au projet, un chiffre qui est tombé à 32 % en 2025.
Un éventuel pipeline albertain bénéficiait d'un soutien de 56 % en Colombie-Britannique, contre 33 % d'opposition, selon un sondage Angus Reid d'octobre 2025.
Cette fois-ci, davantage de personnes ont déclaré à Angus Reid que le gouvernement prenait les mesures adéquates pour faire construire de nouveaux pipelines, 31 % estimant que le niveau d'action était «à peu près correct», contre 23 % il y a sept ans.
Le nombre de personnes estimant que le gouvernement en fait trop a baissé, passant de 27% en 2019 à 21% dans ce sondage.
Environ la moitié de la population estime toujours que le gouvernement n'en fait pas assez, 50 % des personnes interrogées partageant cet avis en 2019 contre 48 % en 2026.
L'Institut Angus Reid a précisé que ce sondage en ligne a été réalisé entre le 24 et le 28 avril auprès de 2360 adultes canadiens issus de l'Angus Reid Forum, le panel de répondants de l'agence.
Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien, un organisme sectoriel qui promeut les normes en matière de sondages, précise qu'il n'est pas possible d'attribuer une marge d'erreur aux sondages en ligne, car ils ne procèdent pas à un échantillonnage aléatoire de la population.
David Baxter, La Presse Canadienne