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L'oléoduc de l'Alberta est «plus probable que non», selon Carney

durée 18h27
1 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Le premier ministre Mark Carney estime qu'un nouvel oléoduc partant de l'Alberta est «plus probable que non».

M. Carney a déclaré vendredi que, compte tenu de la demande mondiale croissante pour de nouvelles sources d'énergie sûres en raison de la guerre en Iran et de la nécessité pour le Canada de se diversifier vers les marchés asiatiques, un nouvel oléoduc est «plus probable que possible».

Il a tenu ces propos lors de sa première entrevue en face à face avec La Presse Canadienne depuis son accession au poste de premier ministre, il y a plus d'un an.

«Tout cela fait partie d’un ensemble plus vaste. Nous progressons sur cet ensemble plus vaste», a dit M. Carney, faisant référence au protocole d’entente que son gouvernement a signé avec l’Alberta à la fin de l’année dernière.

«Une partie de notre travail consiste à trouver des moyens de faire en sorte que cela fonctionne, tout en réduisant les émissions liées au pétrole, a-t-il affirmé. Tout cela concorde pour dire que c’est plus probable que non, ce qui signifie plus probable que possible. Mais rien de tout cela ne dit que c’est certain. Il reste encore beaucoup de travail à faire.»

«La Presse» a été la première à rendre compte de l’évaluation par M. Carney de la probabilité d’un nouvel oléoduc au départ de l’Alberta, après avoir interviewé le premier ministre plus tôt dans la semaine.

Et bien que la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, ait répété à plusieurs reprises qu’elle préférait un nouvel oléoduc vers la côte nord de la Colombie-Britannique — malgré les objections des Premières Nations de la côte et du premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby —, M. Carney a laissé la porte ouverte à d’autres tracés pour acheminer davantage de pétrole de l’Alberta vers les marchés asiatiques.

«Il existe plusieurs tracés possibles pour un oléoduc», a soutenu M. Carney.

Citant des sources fédérales anonymes, le «Globe and Mail» a rapporté la semaine dernière qu’Ottawa penchait pour un tracé sud pour un nouvel oléoduc, car celui-ci se heurterait à moins d’obstacles environnementaux et à moins d’opposition de la part des Autochtones.

M. Carney a également évoqué la récente approbation par les États-Unis de l’extension du pipeline Bridger lors de la discussion sur les options d’autres tracés.

Le président américain Donald Trump a signé un permis présidentiel autorisant ce projet en début de semaine. Il s’agit d’une reprise partielle du projet de pipeline Keystone XL que M. Trump avait initialement approuvé lors de son premier mandat, avant qu’il ne soit abandonné par Joe Biden.

Dans son entretien avec La Presse Canadienne, M. Carney a également déclaré que le Canada n'utiliserait pas l'énergie ou les minéraux critiques comme «moyen de pression» lors des prochaines négociations commerciales avec les États-Unis.

Si les commentaires de M. Carney sur la probabilité d’un nouvel oléoduc en Alberta devraient être accueillis avec optimisme à Calgary, le projet a encore besoin qu’une entreprise énergétique se porte volontaire pour le construire.

— Avec des informations de Kyle Duggan et Mia Rabson

Nick Murray, La Presse Canadienne

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