Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

L'entreprise montréalaise Whale Seeker reçoit une autre distinction de l'UNESCO

durée 14h44
11 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Une entreprise de Montréal s’est taillé une place, pour la deuxième fois, dans la liste des 100 meilleures innovations en intelligence artificielle au monde de l’UNESCO. Les deux distinctions soulignent l'utilisation de l’intelligence artificielle pour protéger les mammifères marins.

Le Centre international de recherche sur l'intelligence artificielle de l'Organisation des Nations unies de l’UNESCO (IRCAI) a dévoilé son «Top 100 2025», mardi, et Whale Seeker y figure.

«On est très fiers» parce qu’on vise à utiliser «l'intelligence artificielle avec l'expertise humaine», d’une façon «responsable et éthique», tout en «protégeant les mammifères marins», a réagi la fondatrice de Whale Seeker, Emily Charry Tissier, en entrevue avec La Presse Canadienne.

Son entreprise a créé un outil, nommé Cetus, qui combine l’intelligence artificielle et l’imagerie satellite pour détecter et classifier les mammifères marins dans des régions océaniques vastes et isolées.

«Le monde est grand» et «les images satellites nous permettent d'avoir un œil sur l' océan à des endroits qui sont beaucoup plus difficiles à explorer, comme l'arctique par exemple», a expliqué Emily Charry Tissier.

Whale Seeker collabore notamment avec Pêches et Océans Canada et le Fonds mondial pour la nature (WWF) sur un nouveau projet qui vise à mieux comprendre quand et où les baleines boréales débutent leur migration dans l’arctique.

Les informations pourront ensuite permettre aux autorités de gérer le trafic maritime et éviter les collisions, souvent mortelles, entre navires et cétacés.

Deux technologies et deux reconnaissances de la part de l'UNESCO

C’est la deuxième fois que Whale Seeker reçoit une reconnaissance de la part de l’UNESCO.

En 2023, l’entreprise figurait sur la même liste des meilleurs projets d’intelligence artificielle au monde, mais pour une technologie différente, appelée Möbius.

Celle-ci analyse également des images aériennes pour détecter des mammifères marins, mais prises par des drones ou des avions, plutôt que par des satellites, comme Cetus.

Les deux technologies peuvent permettre à l’industrie maritime d’éviter les collisions avec les cétacés, d’évaluer avec plus de justesse la nécessité de fermer ou non certaines zones de pêche et, de façon générale, réduire les risques que posent les activités des humains sur les baleines.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne

app-store-badge google-play-badge