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L'armée canadienne cherche à rattraper son retard dans l'acquisition de drones

durée 18h03
26 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Le gouvernement fédéral a publié une brève liste de besoins concernant l'acquisition de nouveaux drones destinés à l'Armée canadienne, qui comprend des drones terrestres et aériens capables de transporter du fret et d'approvisionner les troupes en munitions.

Il recherche également des drones de surveillance et de reconnaissance aériennes, dont certains spécialement conçus pour opérer dans les environnements arctiques de froid extrême.

Ottawa a lancé ces derniers jours une série de nouveaux appels d'offres dans le cadre de l'initiative Minerva de l'armée, un programme visant à intégrer les drones dans ses opérations.

«À l’avenir, le soldat de l’Armée canadienne sera confronté à un espace de combat de plus en plus complexe et dangereux», indique l’un des appels d’offres relatifs aux drones.

«Un facteur majeur de complexité et de danger réside dans la prolifération des capteurs multispectraux et des armes de précision, qui limiteront la capacité [de l’Armée canadienne] à mener des opérations de collecte de renseignements, de surveillance et de reconnaissance rapprochée sans risquer d’être prise pour cible et attaquée.»

Alexander Salt, chercheur senior à l'Institut canadien des affaires mondiales, un groupe de réflexion spécialisé dans la défense, a estimé que ces types de drones de surveillance et de logistique de base constituaient une première étape tout à fait pertinente pour permettre au Canada de constituer ses réserves de différents types de drones.

«L’armée canadienne cherche à accroître ses effectifs, mais, comme nous l’avons vu en Ukraine, les chaînes d’approvisionnement peuvent être vulnérables», a-t-il ajouté.

«Les drones russes cherchent à frapper des convois, à la recherche de moyens militaires non protégés. Si l’on peut supprimer l’intervention humaine dans ce processus, on réduit d’autant le risque de pertes humaines. Ainsi, le recours à la robotique pour contribuer à la livraison de fret est tout à fait logique et constitue une évolution assez simple.»

L’armée canadienne est à la traîne en matière d’acquisition de drones, alors que cette technologie a démontré son importance sur le champ de bataille en Ukraine. Mais elle élabore actuellement des plans pour rattraper son retard.

Le commandant de l’armée, le lieutenant-général Michael Wright, a dit vouloir «inonder» l’armée de drones dans le cadre de son plan de modernisation.

Parallèlement, le gouvernement fédéral met en place un vivier de fournisseurs préqualifiés qui permettra à l’industrie et à l’armée de collaborer plus étroitement au développement d’équipements pour drones, tout en cherchant des moyens de contribuer au renforcement de l’industrie canadienne.

M. Salt estime qu’il y aura «beaucoup de mouvement dans ce domaine» au cours de la prochaine année.

«À l’avenir, et nous en avons déjà vu les premiers signes, on commencera à voir apparaître des systèmes plus complexes, tels que des capacités de frappe en profondeur susceptibles d’être intégrées, ainsi que des capacités davantage axées sur l’autonomie totale», a analysé M. Salt.

Kyle Duggan, La Presse Canadienne

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