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L’impact du traité de Montréal sur les Premières Nations 325 ans plus tard

durée 17h24
5 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Le 36e Festival international Présence autochtone (FIPA), qui se déroule jusqu’au 14 août à Montréal, coïncide avec le 325e anniversaire de la signature du traité de la Grande Paix de Montréal.

Le 4 août 1701, 38 nations autochtones, ainsi que les Français et les Canadiens, ont enterré la hache de guerre, mettant ainsi fin à des décennies de conflits en Nouvelle-France.

Il s’agit d’un geste diplomatique majeur dont la portée résonne encore aujourd’hui, souligne André Dudemaine, cofondateur et directeur artistique de Terres en vues, l’organisme à but non lucratif derrière la création du FIPA.

Il donne notamment comme exemple le spectacle de clôture de l’événement, baptisé «Ici fut planté l’arbre de la paix», qui mettra en vedette le chanteur abitibien Richard Desjardins et la poétesse innue Joséphine Bacon.

M. Dudemaine trace un parallèle entre cette collaboration artistique et les relations et amitiés qui se sont développées entre les interprètes et les ambassadeurs durant les négociations ayant conduit au traité de 1701.

«Selon les artistes, cet héritage est toujours vivant, et le spectacle veut justement le réanimer, lance-t-il en entrevue. C’est fantastique et c’est historique d’avoir Joséphine Bacon et Richard Desjardins sur une même scène, dans un même "show". Il y aura aussi Forestare, un groupe de guitaristes classiques avec des pièces originales, des chants traditionnels avec Jacques Newashish, de la musique très contemporaine avec Andrée Levesque Sioui et Sandrine Masse-Savard, et Hélène Collin avec des textes.

«Ça va vraiment être une célébration de la paix et de l'amitié. Ça aussi, c'est un aboutissement, j'oserais dire, d’il y a 325 ans, mais plus clairement des 20-25 dernières années», ajoute M. Dudemaine, membre de la communauté innue de Mashteuiatsh, dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le traité exposé à Montréal

Par ailleurs, il est possible de voir en personne le seul exemplaire connu du traité sur les lieux mêmes de sa signature, au Fort de Ville-Marie, situé sur le site actuel de Pointe-à-Callière.

Le musée d’archéologie et d’histoire de Montréal propose jusqu’au 20 septembre un parcours d’interprétation montrant les différentes étapes ayant mené au processus de paix avec les peuples autochtones: faire la paix, échanger, s’accorder, cheminer, négocier, s’engager et tenir parole.

C’est à cet endroit qu’est exposé, derrière une paroi de verre, le document de sept pages ratifié par le gouverneur de la Nouvelle-France de l’époque, Louis-Hector de Callière, et les délégués des 38 nations autochtones, représentées chacune par un animal-totem en guise de signature symbolique.

Pour la première fois, le traité ̶ bruni par le passage du temps ̶ est présenté à la verticale et peut être observé des deux côtés, ce qui n’était pas le cas lors du 300e anniversaire, en 2001. Il a été prêté à Pointe-à-Callière par les Archives nationales d’outre-mer de la France pour une durée de trois mois.

«C’est vraiment le traité complet, avec toutes les signatures et tous les pictogrammes des Premières Nations, qui peut être vu de nos yeux vu», se réjouit M. Dudemaine.

Des installations interactives et des témoignages contemporains enrichissent l’expérience des visiteurs du musée et offrent un regard actuel sur cet événement historique.

Sébastien Auger, La Presse Canadienne

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