Nous joindre
National

Jour 16: l'indépendance fait son retour dans la campagne électorale

Jour 16: l'indépendance fait son retour dans la campagne électorale
Photo: La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Indépendance, autonomisme et des candidats dans l’eau chaude. Voici ce qui retient l’attention en ce 16e jour de la campagne électorale au Québec.

Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, s'est attiré les foudres de ses adversaires vendredi. La Presse Canadienne révélait ce matin que le PQ avait estimé les coûts du référendum à 130 millions $.

«Ça, c'est un 130 millions $ qui, franchement, pourrait être investi ailleurs», a raillé la cheffe caquiste, Christine Fréchette.

«C’est certainement inutile. Ça, c'est certain compte tenu de ce que les Québécois nous disent sondage après sondage», a lancé le chef libéral, Charles Milliard.

«C’est inacceptable quand les gens ont de la misère à se payer l'épicerie», a tonné le chef conservateur, Éric Duhaime.

Le chef péquiste s’est défendu en affirmant qu’«il y a un prix à la démocratie».

Québec solidaire (QS), qui est aussi un parti souverainiste, a indiqué avoir prévu un montant de 220 millions $ pour une assemblée constituante. La porte-parole solidaire Ruba Ghazal ne s’est pas prononcée sur l’estimation du chef péquiste.

Souverainiste ou fédéraliste?

Par ailleurs, Christine Fréchette a continué de se faire talonner vendredi à savoir si elle était souverainiste ou fédéraliste. La cheffe caquiste s’est plutôt qualifiée d’«autonomiste».

Mme Fréchette n’a pas non plus été capable de dire si elle était une «fière Canadienne».

Depuis deux jours, Christine Fréchette est sous pression et entretient le flou quant à ses convictions alors que la question nationale et l’indépendance sont parmi les thèmes principaux de la campagne électorale.

Sirop d’érable et dons illégaux

Les conservateurs et les libéraux ont tous deux dû défendre l’un de leurs candidats vendredi.

Publicité

Jimmy Gagnon, qui se présente pour les conservateurs dans Mégantic, a détruit l’équipement d’une érablière appartenant à ses voisins septuagénaires, selon un jugement de 2024 de la Cour supérieure. Il a également menti lors de son témoignage.

Éric Duhaime, qui a été bombardé de questions sur le sujet, a minimisé l’incident en parlant de «chicane de clôture entre voisins».

«Si les gens qui mentent ne peuvent pas siéger à l'Assemblée nationale, je vous dis tout de suite qu'on n'aurait pas 125 députés au moment où on se parle», s’est défendu le chef conservateur.

Pour sa part, le chef libéral a affirmé qu’il avait «zéro» doute sur son candidat dans Taschereau, Farnell Morisset, qui «semble avoir fait deux dons illégaux» au PLQ, selon ce que rapportait «La Presse» vendredi matin.

Charles Milliard a déclaré qu’il avait confiance en la «probité», l’«honnêteté» et la «transparence» de son candidat.

Prix de l’essence et taxer les ultrariches

Sinon, en termes d’annonces, la CAQ s’est engagée à couvrir deux prothèses par personne malentendante admissible. Le coût de cette mesure s’élèverait à 40 millions $ par an.

Les libéraux comptent bonifier de 700 millions $ le soutien à domicile. Charles Milliard a aussi promis 80 millions $ supplémentaires sur quatre ans pour l’adaptation des domiciles.

Le PQ à promis un allègement du prix de l’essence. Il s’agirait d’une économie de 200 $ par année pour l’automobiliste qui fait un plein de 60 litres par semaine. Cette mesure serait d’une durée d’un an et elle priverait l’État de 700 millions $. De plus, pour les personnes dont le revenu annuel est inférieur à 40 000 $, Paul St-Pierre Plamondon promet un remboursement annuel de l’essence de 125 $.

De son côté, QS a dévoilé son cadre financier. La formation de gauche évalue ses promesses à près de 10,5 milliards $ sur quatre ans et prévoit les financer en grande partie avec sa proposition de taxe sur les ultrariches. Sous un gouvernement solidaire, l’équilibre budgétaire serait atteint en 2029-2030.

Et face à la crise du logement, les conservateurs proposent de libéraliser l’industrie de la construction, ce qui inclurait une réduction du nombre de métiers réglementés et une «simplification» du Code de construction du Québec.

— Avec des informations de Caroline Plante, Stéphane Blais, Patrice Bergeron, Frédéric Lacroix-Couture et Pierre St-Arnaud de La Presse Canadienne

Thomas Laberge, La Presse Canadienne