Indépendance du Québec: des premiers ministres seraient prêts à défendre le Canada

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Par La Presse Canadienne, 2026
CHARLOTTETOWN — Des premiers ministres d'autres provinces seraient prêts à défendre le Canada dans un éventuel débat référendaire sur la souveraineté au Québec.
C'est ce que certains leaders provinciaux ont laissé entendre, mercredi, à la rencontre estivale du Conseil de la fédération, qui réunit tous les premiers ministres du pays à Charlottetown.
Les élections de cet automne pourraient bien mener à la formation d'un gouvernement du Parti québécois, qui promet de tenir une consultation populaire sur l'indépendance dans un premier mandat, ce qui soulève des inquiétudes ailleurs au pays, tout comme le courant séparatiste qui se manifeste en Alberta.
En mêlée de presse mercredi matin, le premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, a osé se mouiller sur cet enjeu délicat.
Quant à savoir s'il serait prêt à participer au débat référendaire, il a répondu que le Canada est son pays et le pays de tous les Canadiens et que tous ont une voix.
Il a ajouté qu'il revient aux Québécois de décider, mais il a tenu à envoyer le message que la francophonie est présente partout au pays et que le Québec en est le cœur.
En français, il a ajouté aussi qu'il avait de bons sentiments pour les Québécois et qu'il les appuyait.
Questionné directement sur une participation à la campagne si on le lui demande, il a répondu que c'est une question hypothétique.
De son côté, la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a dit que les provinces avaient certainement la responsabilité de défendre l'unité canadienne.
Elle a rappelé que sa province faisait partie du pacte fondateur d'origine en 1867 et ajouté qu'elle serait là pour défendre et promouvoir un Canada uni.
Patrice Bergeron, La Presse Canadienne