Il n'y avait «pas d'autre choix» que de cesser les discussions avec Trump, dit Harper
TORONTO — L'ancien premier ministre du Canada Stephen Harper affirme que le gouvernement fédéral n'avait «pas d'autre choix» que de se retirer des négociations commerciales avec les États-Unis.
Lors de son discours de clôture prononcé mardi à l’occasion du tout premier sommet national sur l’investissement organisé au Canada, M. Harper a déclaré que cette décision était «très difficile», mais nécessaire, et que le Canada devait réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis.
Une dernière tentative pour conclure un nouvel accord commercial avec les États-Unis a échoué en août, et le premier ministre Mark Carney a suspendu les négociations et rappelé ses négociateurs à Ottawa.
Cette décision a entraîné l’imposition par les États-Unis de nouveaux droits de douane de 50 % sur des milliards de dollars d’exportations canadiennes, et Ottawa a riposté en instaurant des droits de douane de rétorsion sur les produits américains.
Des centaines de dirigeants d’entreprise et de gestionnaires d’actifs internationaux étaient présents à Toronto pour ce sommet, qui s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement Carney visant à atteindre l’objectif ambitieux d’attirer 1000 milliards $ de nouveaux investissements au cours des cinq prochaines années.
M. Harper a affirmé que le Canada ne peut pas laisser l’administration du président américain Donald Trump vider de sa substance sa capacité industrielle.
«Cela a dû être une décision très difficile, mais je crois que notre gouvernement n'avait pas d'autre choix que de suivre cette voie», a dit l'ancien premier ministre.
- Avec des informations de Catherine Morrison, à Ottawa
Craig Lord, La Presse Canadienne

