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Halifax envisage un renforcement de la surveillance des chauffeurs Uber

durée 12h00
13 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — Le conseil régional d'Halifax examine une recommandation visant à renforcer la surveillance des chauffeurs travaillant pour Uber et d'autres services de voiturage.

Uber s'est dit opposé à cette proposition, qui sera discutée mardi lors d'une réunion du conseil. L'entreprise affirme que cela entraînerait une augmentation des tarifs, une bureaucratie excessive et des frais supplémentaires pour les chauffeurs.

Le mois dernier, le conseil a reçu un rapport du personnel recommandant que les exigences applicables à tous les services de transport soient alignées sur les règles régissant toutes les compagnies de taxi et de limousine.

Dans le cadre du système actuel, les chauffeurs de taxi et de limousine doivent envoyer à la municipalité les résultats de leur formation et de leurs vérifications d'antécédents, qui comprennent la vérification du casier judiciaire, des allégations de maltraitance d'enfants et une vérification policière pour ceux qui travaillent avec des personnes vulnérables.

Bien que les chauffeurs de voiturage soient soumis aux mêmes vérifications et formations, le rapport indique que la surveillance est actuellement assurée par des entreprises telles qu'Uber, et non par la municipalité.

Le conseiller Sam Austin affirme que la municipalité n'exige pas d'avoir accès aux résultats des vérifications des antécédents des chauffeurs de ces services.

«Nous n'avons pas vraiment accès à ces informations», a expliqué M. Austin lors d'une entrevue lundi, ajoutant qu'il savait qu'Uber était disposé à partager ces informations avec les autorités locales.

«S'ils disposent déjà de toutes ces informations, cela ne devrait pas poser de problème de nous les fournir», a-t-il fait valoir.

M. Austin estime qu'une surveillance accrue est indispensable. «Certaines de ces entreprises ne se sont pas toujours comportées de manière irréprochable», a-t-il remarqué.

Un porte-parole d'Uber n'a pas pu être joint immédiatement pour commenter.

Le bureau canadien de l'entreprise a déclaré que ses chauffeurs sont agréés via la plateforme Uber et que les modifications proposées par la ville entraîneraient une formation redondante et des frais supplémentaires de 135 $, ce qui se traduirait par un service plus coûteux et un processus d'intégration plus lent pour les nouveaux chauffeurs.

Les chauffeurs Uber devront payer 100 $ supplémentaires tous les deux ans après avoir satisfait aux exigences initiales, a noté l'entreprise.

De plus, Uber a affirmé que le responsable des licences de la région a déjà le pouvoir de demander des documents concernant les chauffeurs Uber afin de déterminer s'ils respectent toutes les lois applicables.

Brian Herman, président de Casino Taxi à Halifax, estime que la proposition de la ville est raisonnable; «Il s'agit simplement de s'assurer que tous les chauffeurs qui transportent des personnes pour de l'argent ont passé les contrôles appropriés».

«La municipalité ne devrait pas nécessairement s'en remettre à une entreprise indépendante pour affirmer que ses chauffeurs (ont fait l'objet de vérifications appropriées de leurs antécédents).»

Uber Canada a fait valoir que les règles en vigueur à Halifax sont déjà plus strictes que dans d'autres villes. Mais M. Herman a contesté cette affirmation, affirmant que les exigences provinciales pour obtenir un permis de transport de classe 4 ont été assouplies en 2020 afin d'inciter Uber à s'implanter dans la ville.

Les modifications proposées au règlement, qui visent notamment à faciliter la modification des tarifs par les compagnies de taxi, feront l'objet d'une première lecture mardi. Aucune décision ne sera prise par le conseil avant que les propositions ne reviennent en deuxième lecture à une date ultérieure.

Michael MacDonald, La Presse Canadienne

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