Gaz de schiste: Fréchette pas prête à sortir le Québec d'une alliance internationale

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Par La Presse Canadienne, 2026
DRUMMONDVILLE — Ouverte à relancer l'industrie des gaz de schiste, la première ministre Christine Fréchette n'est pas prête encore toutefois à sortir le Québec d'une alliance environnementale internationale qu'il copréside.
Si le Québec autorise de nouveau des entreprises à forer et exploiter les gaz de schiste, il contreviendra à titre de membre aux objectifs et à la mission de la Beyond Oil and Gas Alliance (BOGA), un regroupement d’États qui ont renoncé aux activités d’exploration en vue d’exploiter des gisements d’hydrocarbures.
En mêlée de presse vendredi matin en marge d'une activité bioalimentaire, Mme Fréchette a assuré que le Québec n'en est pas encore à vouloir briser le pacte.
Selon elle, on n'en est qu'à la réflexion sur les gaz de schiste, pas encore à la décision.
Elle devait passer la journée dans le Centre-du-Québec, une région agroalimentaire qui avait été au centre du débat et des activités des entreprises désireuses d'exploiter les gaz de schiste il y a 10 ans.
Mais la première ministre a fait savoir qu'elle n'avait pas l'intention d'aborder la question des gaz de schiste lors de cette visite.
La BOGA est une des seules organisations internationales que le Québec copréside, avec le Danemark d’ailleurs.
C’est son prédécesseur François Legault qui avait annoncé avec fierté que le Québec se joignait à cette alliance, en novembre 2021, lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.
Patrice Bergeron, La Presse Canadienne