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Équiterre manifeste contre l’ouverture d’une boutique éphémère Shein à Montréal

durée 12h20
27 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Équiterre a organisé une action symbolique pour marquer l’ouverture d’une boutique éphémère Shein au centre-ville de Montréal, jeudi matin.

L’organisme environnemental a exprimé son mécontentement en stationnant devant le magasin un camion à ordures, sur lequel était fixée une banderole affichant le message «Non à la mode jetable». En parallèle, des vélos circulaient dans les environs avec un chariot rempli de sacs de poubelle et orné d’une pancarte sur laquelle il était écrit «Shein n’est pas la bienvenue au Québec».

«On est ici pour dire non à la mode jetable. Ne laissez pas les prix vous duper. Le modèle d'affaires des géants de la mode ultra éphémère est basé sur l'achat répété d'articles conçus pour ne pas durer», a dénoncé le directeur général d’Équiterre, Daniel Rotman, lors d’un point de presse tenu tout juste devant l’entrée de la boutique Shein, temporairement installée sur la rue Sainte-Catherine Ouest jusqu’à dimanche.

Équiterre s'inquiète des conséquences environnementales de ces tonnes de vêtements vendus à bas prix. «C’est en train de devenir un enjeu majeur dans la gestion des déchets qui concerne tout le monde, même ceux et celles qui n'achètent pas sur cette plateforme. Qui va payer la facture des dépotoirs qui débordent et des impacts environnementaux et sanitaires qui en découlent? Pas Shein, pas Temu, c'est nous tous et toutes», a déploré M. Rotman.

Au Québec, la quantité de vêtements jetés aux poubelles et expédiés dans des sites d’enfouissement a plus que doublé en 10 ans, pour atteindre 344 000 tonnes en 2023, selon les données les plus récentes. Recyc-Québec a identifié la mode éphémère comme source principale de cette augmentation.

Équiterre demande au gouvernement fédéral d'agir rapidement pour freiner l'essor de cette tendance «avant qu'il ne soit trop tard».

M. Rotman a souligné que la France a resserré dernièrement les règles en interdisant notamment aux compagnies comme Shein et Temu de diffuser de la publicité sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels. Il estime qu’«il est temps que le Canada en fasse autant».

Sébastien Auger, La Presse Canadienne

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