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Eby vante l'accord sur le GNL entre l'Allemagne et le Canada qui aurait été conclu

durée 18h49
26 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

KANANASKIS — Un accord visant à fournir du gaz naturel liquéfié canadien à l'Allemagne constituerait une étape décisive pour que les partenaires du projet Ksi Lisims se décident à aller de l'avant avec leur usine et leur terminal d'exportation de 10 milliards $ sur la côte ouest, a indiqué mardi le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby.

M. Eby a fait ces remarques après que plusieurs médias ont rapporté que la société allemande SEFE s'apprêtait à acheter du gaz provenant de Ksi Lisims, et à la veille d'une annonce prévue à Vancouver par le ministre fédéral des Ressources naturelles, Tim Hodgson, concernant les exportations énergétiques internationales.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique a indiqué que son gouvernement soutenait depuis longtemps le projet mené par la Première Nation Nisga'a en collaboration avec Western LNG, établie à Houston, et Rockies LNG, un groupe de producteurs canadiens de gaz naturel. Les entreprises et la Première Nation ont refusé de commenter mardi.

«Nous avons hâte de célébrer l'annonce officielle de ce projet avec les Nisga'a et le gouvernement fédéral. C'est un exemple du travail que nous accomplissons ensemble et nous en sommes extrêmement fiers», a déclaré M. Eby aux journalistes après une réunion avec les premiers ministres de l'Ouest à Kananaskis, en Alberta.

«J'ai l'impression que la Colombie-Britannique lance le ballon en l'air et donne au gouvernement fédéral l'occasion de réaliser un allez-hop et de marquer un panier smashé», a-t-il mentionné.

Ksi Lisims, situé sur l’île Pearse près de la frontière avec l’Alaska, dispose des permis nécessaires, mais le consortium n’a pas encore pris de décision finale d’investissement qui ouvrirait la voie au début des travaux.

M. Eby a mentionné que la conclusion d'accords d'achat avec les acheteurs est une étape clé avant que Ksi Lisims puisse franchir cette étape décisive.

Le partenariat a déjà signé des accords d’approvisionnement avec une filiale de Shell, établie à Londres, et avec TotalEnergies, en France.

L'installation de LNG Canada, située plus au sud le long de la côte à Kitimat, en Colombie-Britannique, a été le premier projet de ce type à démarrer dans le pays il y a près d'un an. Cette installation appartient à Shell Canada et à quatre entreprises asiatiques.

Ksi Lisims et l’extension de LNG Canada ont été soumis au bureau des grands projets, qui vise à accélérer la mise en place d’infrastructures jugées d’intérêt national pour le pays.

Ces deux projets ont été conçus dans une optique d'exportation vers l'Asie, compte tenu de la courte distance de transport maritime à travers le Pacifique.

La guerre au Moyen-Orient a toutefois paralysé la production du Qatar, l'un des plus grands fournisseurs mondiaux de GNL, laissant les pays européens en pénurie de combustible et à la recherche d'importations régulières provenant d'ailleurs dans le monde.

Les groupes environnementaux ont cherché à tempérer ce ton festif.

Alex Walker, responsable du programme d'analyse chez Environmental Defence, a affirmé que Ksi Lisims «n'est pas une réussite canadienne en matière d'exportation en devenir», car le projet fait face à des contestations judiciaires de la part des Premières Nations qui n'ont pas donné leur consentement.

«Il s’agit d’un projet à haut risque, contesté sur le plan juridique, qui n’a pas réussi à attirer des capitaux depuis des décennies», a souligné Alex Walker.

«Quels que soient les détails de l’annonce de mercredi, les principales préoccupations économiques, environnementales et de réconciliation entourant Ksi Lisims restent sans réponse», a soutenu Alex Walker.

Jesse Stoeppler, codirecteur général de la Skeena Watershed Conservation Coalition, juge que le gouvernement fédéral agissait comme si Ksi Lisims était déjà opérationnel.

«Tim Hodgson tente de créer une dynamique politique autour d’un projet qui ne bénéficie toujours pas d’un large consensus et qui comporte des risques juridiques, économiques et climatiques considérables», a-t-il signalé.

Lauren Krugel, La Presse Canadienne

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