Eby reproche à OpenAI de s'être retirée de la médiation concernant Tumbler Ridge

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Par La Presse Canadienne, 2026
PRINCE GEORGE — Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, affirme que les nouvelles actions en justice intentées contre OpenAI par des témoins de la fusillade meurtrière de Tumbler Ridge résultent du retrait de l'entreprise technologique d'un processus de médiation. Il a qualifié cette attitude d'inexcusable et de honteuse.
M. Eby, qui s'exprimait lors d'un événement sans rapport avec cette affaire à Prince George, en Colombie-Britannique, a déclaré que les plaignants dans les 30 nouvelles actions en justice annoncées cette semaine bénéficiaient du soutien total du gouvernement britanno-colombien et que la province avait l'intention de se joindre à ces procédures, à condition que cela n'entrave pas la capacité des familles à obtenir justice.
Il affirme que la «négligence» de cette entreprise américaine spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA), qui n’a pas signalé à la police le comportement en ligne inquiétant de la tireuse ayant tué huit victimes, dont six à l’école secondaire de Tumbler Ridge, a provoqué une catastrophe «comme on n’en a jamais vu en Colombie-Britannique».
L’entreprise avait banni le compte de Jesse Van Rootselaar de sa plateforme ChatGPT, mais «aucune autre mesure n’a été prise», indique le cabinet d’avocats Rice Parson Leoni and Elliott, installé à Vancouver, qui participe à cette nouvelle action en justice en Californie.
Le cabinet précise que les plaignants, parmi lesquels figurent des élèves et des membres du personnel de l’établissement, «ont été témoins oculaires de violences par arme à feu, de meurtres et d’interventions d’urgence visant à sauver des vies, comme on en voit rarement en dehors d’un théâtre de guerre».
Le premier ministre Eby a appelé le directeur d’OpenAI, Sam Altman, «à tenir parole» et à remédier à la situation afin que les plaignants n’aient pas à revivre les horreurs «auxquelles OpenAI a pris part et auxquelles elle a contribué de manière significative».
«Cela souligne pourquoi on ne peut pas faire confiance à ces entreprises», a conclu M. Eby à propos de l’échec de la médiation. «On ne peut pas leur faire confiance pour s’autoréguler, on ne peut pas croire ce qu’elles disent.»
Il a ajouté qu’il appartenait aux gouvernements de recourir à des actions en justice ou à des réglementations pour protéger les enfants, «qu’il s’agisse de Meta ou d’OpenAI».
Les plaintes déposées contre OpenAI n’ont pas encore été examinées par un tribunal.
Dans un message publié cette semaine sur les réseaux sociaux, Jason Kwon, directeur de la stratégie d’OpenAI, a assuré que l’entreprise abordait le litige lié à Tumbler Ridge «dans le respect tant de la procédure judiciaire que des familles et des victimes» et qu’elle «continuerait à s’engager de bonne foi».
La Presse Canadienne