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Duhaime prêt à travailler avec PSPP, mais critique sa première nomination

Duhaime prêt à travailler avec PSPP, mais critique sa première nomination
Photo: La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Au lendemain d’une élection qui lui permet d’envoyer 19 députés à l’Assemblée nationale, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a promis de collaborer avec le nouveau premier ministre tout en critiquant l’une de ses premières décisions.

C’est dans la circonscription de Bellechasse, qui regroupe plusieurs municipalités rurales à l’est de Québec, qu’Éric Duhaime a donné rendez-vous aux journalistes mardi matin.

Le nouveau député de l’endroit et chef du PCQ a l’intention de rencontrer Paul St-Pierre Plamondon rapidement pour déterminer sur quels dossiers le PCQ et le Parti québécois peuvent collaborer.

«Il y a plusieurs dossiers sur lesquels on peut être d’accord», a indiqué le conservateur en citant la réduction de la taille de l'État et l’abolition de la TVQ sur les biens usagés.

«J'ai eu la chance de parler à M. Plamondon hier soir» et «on a convenu qu'on allait peut-être se parler ou se rencontrer dans les prochains jours», a indiqué Éric Duhaime en précisant que les deux allaient «établir un agenda, établir les paramètres» et «faire les choses une à la fois».

Mais à peine avait-il indiqué qu’il pouvait s’entendre avec le premier ministre sur plusieurs dossiers, qu’Éric Duhaime a lancé sa première flèche en tant que député élu.

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«Je trouve ça très inquiétant que le premier geste que fait le nouveau premier ministre d'un gouvernement minoritaire qui a promis en campagne électorale de procéder à des coupes importantes dans la fonction publique» est de nommer Frédéric Guay à titre de secrétaire général et greffier du Conseil exécutif, donc le plus haut fonctionnaire de l'État.

M. St-Pierre Plamondon a procédé à la nomination de M. Guay mardi matin.

Éric Duhaime reproche à Frédéric Guay de s’être opposé à l’abolition d’une centaine de fonctionnaires au ministère de l’Environnement en 2025, alors qu’il occupait le poste de sous-ministre de ce ministère.

«Comme premier geste, M. Plamondon n'envoie pas le bon signal. Et j'espère qu’il va envoyer d'autres signaux un peu plus positifs par rapport aux promesses qu'il a faites en campagne électorale parce qu'aujourd'hui, ça semble très contradictoire avec son engagement de couper la fonction publique», a ajouté Éric Duhaime.

Le chef du Parti conservateur du Québec propose de supprimer 20 000 postes dans la fonction publique québécoise sur une période de 5 ans.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne