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Duhaime «heureux» que de plus en plus de politiciens québécois se disent de droite

durée 13h21
30 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — De plus en plus de politiciens au Québec s’accolent l’étiquette de droite. Le chef conservateur, Éric Duhaime, croit que son parti a une part de responsabilité dans ce changement, mais met en garde les électeurs contre les «opportunistes» qui se disent de droite sans en incarner les idées.

«Je suis très heureux que tout le monde aujourd'hui veuille s'auto-accoler l'étiquette de droite. Ça témoigne de l'évolution et de l'importance du Parti conservateur du Québec», a-t-il affirmé en point de presse vendredi à l’Assemblée nationale.

Les deux aspirants successeurs à François Legault, Christine Fréchette et Bernard Drainville, se sont tous deux dits de «centre-droit». Le député péquiste Alex Boissonneault a aussi revendiqué cette étiquette.

Réuni en caucus en Beauce – un terreau fertile pour les conservateurs – le Parti québécois a promis d’offrir une réduction «historique» de leur fardeau fiscal aux PME.

«Cela étant, ce n'est pas parce que les gens utilisent le mot “droite” plus souvent que les conservateurs que nécessairement ils sont de droite. Si je regarde le programme du Parti québécois, si je regarde les résolutions qui ont été adoptées le week-end dernier, on est à des années-lumière malheureusement de la droite. Quand je regarde la CAQ et le bilan des sept dernières années, on est aussi à des années-lumière de ce qu'on voudrait de la droite», a-t-il soutenu.

Selon Éric Duhaime, les politiciens qui se disent de droite doivent s’engager à «abolir la taxe carbone», «additionner le privé en santé», «exploiter notre gaz naturel», «éliminer rapidement le déficit», notamment.

Conseil du trésor et de l'efficacité gouvernementale

Les conservateurs sont réunis en congrès en fin de semaine à Québec afin de débattre d’une pléthore de résolutions.

On proposera notamment de transformer le Conseil du trésor en un Conseil du trésor et de l'efficacité gouvernementale.

Son rôle sera de «passer en revue de manière récurrente et systématique l’intégralité des dépenses et programmes du gouvernement et d’évaluer leur pertinence, leur utilité, leur cohérence avec les objectifs gouvernementaux et leur efficacité, avec un objectif clair de réduire la taille de la fonction publique».

Quelque 400 délégués sont attendus en plus de militants. Des gens pourront aussi suivre les délibérations de manière virtuelle.

Thomas Laberge, La Presse Canadienne

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