Droit de la personne: Anita Anand ne veut pas se comparer à ses prédécesseurs

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — La ministre des Affaires étrangères Anita Anand ne veut pas que l'on compare son approche quant aux droits de la personne et au droit international avec celles de ses prédécesseurs.
Dans une entrevue à La Presse Canadienne, Mme Anand rappelle que les pressions économiques et l'instabilité mondiale font en sorte que le gouvernement fédéral ne peut plus se fier à ses traditionnelles façons de penser et de faire.
La ministre réagissait aux détracteurs qui reprochent au gouvernement Carney d'éviter de critiquer ouvertement le président des États-Unis, Donald Trump. Ce dernier a minimisé l'importance du droit international lors d'une récente entrevue.
Le Canada ne s'est pas ouvertement opposé aux frappes américaines contre des bateaux vénézuéliens, à l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro ou aux sanctions américaines imposées contre une juge canadienne siégeant à la Cour pénale internationale.
Lloyd Axworthy, qui fut ministre aux Affaires étrangères de 1996 à 2000, est l'un des plus volubiles détracteurs de cette approche. Il soutient que le Canada nuit à ses propres intérêts en ne défendant pas les principes mêmes ce qui a fait sa réputation à l'échelle mondiale.
Mme Anand défend le gouvernement en affirmant qu'il mettait en œuvre une politique de pragmatisme fondé sur des principes qui visent à défendre les valeurs et les intérêts économiques du pays sans sacrifier un de ses éléments pour soutenir l'autre.
Dylan Robertson, La Presse Canadienne