Doutes sur le bien fondé des droits de douane de Trump sur le travail forcé

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Par La Presse Canadienne, 2026
WASHINGTON — L'administration Trump affirme imposer au Canada et à des dizaines d'autres pays des droits de douane à deux chiffres parce qu'ils ne font pas assez pour lutter contre le travail forcé — mais tout le monde n'en est pas convaincu.
Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a annoncé jeudi ces nouveaux droits de douane, quelques heures seulement avant l’expiration d’une autre mesure tarifaire provisoire.
De nombreux observateurs estiment que les enquêtes commerciales sur le travail forcé menées à la hâte ne sont qu’un prétexte permettant au président américain Donald Trump de reformer son mur tarifaire autour des États-Unis.
Le Canada est mis dans le même panier que des pays comme le Bangladesh, le Cambodge et le Sri Lanka, qui sont frappés de droits de douane de 10%, tandis que d’autres pays sont soumis à une taxe de 12,5%.
Scott Lincicome, du Cato Institute, a soutenu que si que le travail forcé devait être éradiqué, la justification avancée par l’administration Trump n'était qu'une «supercherie».
Dans une analyse publiée jeudi, M. Lincicome a écrit que les conclusions des enquêtes commerciales étaient clairement prédéterminées et que la «mesure corrective est à la fois ridiculement brutale et totalement disproportionnée».
Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne