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Des militants dénoncent les négligences en matière de lutte contre le travail forcé

durée 15h19
18 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Les défenseurs des droits de la personne affirment qu'Ottawa tourne le dos aux étrangers qui dénoncent l'implication d'entreprises canadiennes à l'étranger dans des cas de travail forcé et de dégradation de l'environnement.

Le premier ministre Mark Carney a mentionné en passant la semaine dernière qu’Ottawa avait supprimé, il y a plusieurs mois, le bureau de l'Ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises (OCRE).

Ce bureau examine les plaintes concernant d’éventuelles violations des droits de la personne commises par des entreprises canadiennes opérant à l’étranger dans les secteurs de l’habillement, des mines, du pétrole et du gaz.

Le site internet de ce bureau ne mentionne pas sa disparition et les militants affirment qu’Ottawa ne leur a donné aucune indication quant à la fermeture de l'OCRE.

Amnistie internationale estime que la défense des droits de la personne par le Canada fait long feu et le Nouveau Parti démocratique (NPD) affirme qu’il n’existe désormais plus aucun organisme au Canada capable d’enquêter efficacement et de mettre fin aux violations des droits commises par des entreprises canadiennes à l’étranger.

Ottawa insiste sur le fait qu’il prend au sérieux les préoccupations liées au travail forcé, citant son initiative visant à déposer un projet de loi pour réformer la manière dont le gouvernement surveille les marchandises importées afin de détecter le recours au travail forcé.

Dylan Robertson, La Presse Canadienne

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