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Des études associent le microbiome au vieillissement et à la fibrillation auriculaire

durée 11h57
27 juillet 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Deux nouvelles études associent le microbiome intestinal au vieillissement biologique et à un risque accru de fibrillation auriculaire.

La première étude a été réalisée par des chercheurs américains et publiée par le journal Scientific Reports. Les auteurs rapportent que les différences au niveau de la flore intestinale expliquaient environ 15 % des écarts observés dans la vitesse à laquelle l'organisme des participants vieillissait biologiquement, a-t-on expliqué par voie de communiqué.

Contrairement à l’âge chronologique, qui mesure le nombre d’années vécues par une personne, les biomarqueurs du vieillissement biologique visent à évaluer la rapidité avec laquelle le corps vieillit sur le plan physiologique.

L'équipe de l'Université d'Hawaï a analysé des échantillons de selles et de sang prélevés chez 123 participants représentant une large tranche d’âge adulte. Les chercheurs ont comparé les types de bactéries présentes dans l’intestin des participants à des marqueurs biologiques détectés dans leur sang, qui permettent d’estimer la vitesse à laquelle leur corps vieillit.

Bifidobacterium adolescentis s'est révélé être l'un des marqueurs microbiens les plus significatifs associés à un vieillissement biologique plus lent, tandis que Succinivibrio dextrinosolvens présentait l'une des associations les plus fortes avec un vieillissement accéléré.

Les chercheurs soulignent toutefois qu'il s'agit uniquement d'une association et qu'aucun lien de causalité n'a été déterminé.

Ils rappellent que le microbiome intestinal est très sensible au mode de vie, à l'alimentation, à l'environnement et à d'autres expositions quotidiennes. Ces résultats, ajoutent-ils, «suggèrent que le microbiome pourrait refléter des aspects importants de la résilience biologique et du vieillissement, d'une manière qui pourrait à terme contribuer à l'élaboration de futures stratégies en matière de bien-être et de vieillissement en bonne santé».

D'autres chercheurs, ceux-là de la réputée Cleveland Clinic, témoignent dans le Journal of Clinical Investigation d'une association entre des taux sanguins élevés de TMAO (N-oxyde de triméthylamine) — un sous-produit issu de la digestion par les bactéries intestinales des nutriments présents dans la viande rouge et d'autres produits d'origine animale — et un risque accru de fibrillation auriculaire, une forme très courant d'arythmie.

L'étude de quelque 5000 personnes qui se soumettaient à une intervention cardiaque a révélé que le TMAO produit par les microbes intestinaux modifie l'environnement électrique du cœur, augmentant ainsi le risque d'arythmies.

En résumé, écrivent les chercheurs, «le TMAO, un métabolite issu du microbiote intestinal associé de manière indépendante au risque de fibrillation auriculaire chez les sujets humains, favorise l'apparition de la fibrillation auriculaire dans plusieurs modèles murins de cette affection par le biais d'un dysfonctionnement du système nerveux autonome, et constitue une cible thérapeutique pour la prévention de la fibrillation auriculaire».

La Presse Canadienne

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