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Des déchets plastiques canadiens vieux de plusieurs décennies s'échouent en Écosse

durée 17h52
21 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

ST. JOHN'S — Des étiquettes de pêche au homard de Terre-Neuve datant des années 1980 figurent parmi les amas de déchets plastiques qui se sont échoués cette année sur l'île de Sanday, dans l'archipel écossais des Orcades, réputée pour ses plages de sable blanc immaculées.

David Warner organise régulièrement des nettoyages de plage sur cette île, située au nord-est de cet archipel isolé. Les récentes tempêtes et la forte houle ont érodé les dunes de la plage de Howar Sands, révélant de vastes sillons remplis de bouteilles en plastique et autres détritus vieux de plusieurs décennies, a-t-il expliqué.

Dans une entrevue vidéo, M. Warner a montré une bouteille de sirop d'érable de marque Kirkland, dont l'étiquette était bilingue (anglais et français), laissant supposer qu'elle pourrait provenir du Canada. Il a également montré une étiquette de homard en plastique rouge estampillée «NFLD», datée de 1989.

D'autres bouteilles provenaient manifestement du Royaume-Uni, avant l'abandon du shilling en 1971, a-t-il précisé.

Bien que vieilles de plusieurs décennies, les bouteilles sont en parfait état, leurs étiquettes sont encore intactes. Pour M. Warner, c'est un triste rappel que l'humanité produit depuis des années des déchets plastiques quasi indestructibles, et que ce n'est probablement pas fini.

«On se rend soudainement compte que ces déchets existent et qu'ils sont si anciens, a déclaré M. Warner. Où sont les déchets les plus récents qui n'ont pas encore été déversés sur nos plages?»

David Warner organise ces opérations de nettoyage par le biais du Sanday Community Craft Hub, dont il est le coordinateur du développement durable créatif. L'année dernière, les équipes n'ont trouvé que quarante-deux bouteilles en plastique lors de huit campagnes de nettoyage des plages, a-t-il indiqué.

Cette année, elles en ont trouvé plus de 400 rien que sur la plage de Howar Sands. On trouve également une quantité impressionnante de polystyrène, qui se décompose au fil du temps en minuscules fragments si petits qu'ils sont difficiles à ramasser. M. Warner a indiqué avoir mesuré 1094 morceaux de polystyrène sur une zone test d'un mètre carré, sur une plage reconnue comme site d'importance scientifique en raison de la multitude d'oiseaux nicheurs qu'elle abrite.

Il a précisé qu'il ne cherchait pas à accuser le Canada, le Japon, le Royaume-Uni ou tout autre pays d'où proviennent ces déchets plastiques.

«On me demande souvent: “Quelle est la solution ?” À court terme, il faut nettoyer les plages, surveiller et compter les déchets afin de sensibiliser le public, a énoncé M. Warner. Mais, à long terme, je pense qu'il n'existe pas de solution miracle. Il faut simplement arrêter d'utiliser le polystyrène, si possible.»

La Presse Canadienne

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