Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Des accusations sont retirées contre un homme qui s'est défendu contre un intrus

durée 11h17
26 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

Les accusations portées contre un Ontarien accusé d'avoir agressé un intrus présumé en août — une affaire qui a suscité une attention politique considérable — ont été retirées.

La police de Kawartha Lakes, une municipalité du centre-est de l'Ontario, avait alors rapporté que l'homme s'était réveillé dans son appartement de Lindsay au milieu de la nuit du 18 août et avait découvert un intrus.

Elle a indiqué qu'une bagarre avait laissé l'intrus gravement blessé et qu'il nécessitait une hospitalisation.

Le résident, Jeremy David McDonald, a été accusé de voies de fait graves et d'agression armée après avoir affronté Michael Kyle Breen, qui aurait eu une arbalète avec lui lorsqu'il s'est introduit dans l'appartement.

Breen a été accusé de possession d'une arme dans un but dangereux, d'entrée par effraction et de vol, de méfait de moins de 5000 $ et de non-respect de sa période de probation.

L'affaire a suscité un vif intérêt, le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford. Selon lui, la décision d'inculper le résident de l'appartement montre que le système de justice est «brisé».

La Couronne a déclaré jeudi matin que la police avait des «motifs raisonnables et probables» d'arrêter et d'inculper McDonald au moment de l'incident, mais qu'elle avait examiné des preuves supplémentaires dans cette affaire et les conditions requises pour invoquer la légitime défense en vertu du Code criminel.

«Dans les circonstances particulières de cette affaire, le ministère public a conclu qu'il existe des preuves à l'appui de cette défense, de sorte qu'il n'y a plus de perspective raisonnable de condamnation», a indiqué jeudi le procureur de la Couronne dans une salle d'audience de Lindsay.

Le chef de la police de Kawartha Lakes, Kirk Robertson, a précédemment déclaré qu'il reconnaissait que l'incident avait suscité un intérêt public considérable et des réactions «émotionnelles», mais il a qualifié certaines de ces réactions d'«injustes et inexactes».

Dans une déclaration faite en août dernier, M. Robertson a soutenu que les individus ont le droit de se défendre et de défendre leurs biens, mais que la loi exige que toute action défensive soit proportionnée à la menace encourue.

«Cela signifie que si les propriétaires ont le droit de se protéger et de protéger leurs biens, l'usage de la force doit être raisonnable compte tenu des circonstances», a-t-il écrit.

Rianna Lim, La Presse Canadienne

app-store-badge google-play-badge