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De plus en plus de Néo-Écossais veulent interdire à nouveau l'exploitation d'uranium

durée 13h13
8 septembre 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — Plus de 10 000 personnes ont désormais signé une pétition demandant au gouvernement de la Nouvelle-Écosse de rétablir l'interdiction de l'exploitation minière de l'uranium dans la province.

Les libéraux et néo-démocrates provinciaux prévoyaient de présenter plus de 2000 nouvelles signatures à l'occasion de la reprise des travaux de l'Assemblée législative.

Celles-ci s’ajoutent aux plus de 8000 signatures déjà enregistrées.

Le gouvernement progressiste-conservateur du premier ministre Tim Houston a abrogé en mars 2025 cette interdiction en vigueur depuis plusieurs décennies, mais aucune nouvelle exploitation minière n’a vu le jour depuis lors.

M. Houston a assuré que cet élément était extrait en toute sécurité ailleurs et que la province devait exploiter ses ressources naturelles pour améliorer son économie.

Les organisateurs de la pétition précisent que ces nouvelles signatures ont été recueillies par des membres de la communauté, des associations locales et des entreprises de la région.

La Dre Catherine Cervin, de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, a déclaré dans un communiqué que l’exploitation minière de l’uranium peut rejeter des matières radioactives dans l’eau et dans l’air.

«L’interdiction nous protégeait, car les activités minières devaient cesser si l’on découvrait de l’uranium à une concentration supérieure à 100 parties par million. Nous ne bénéficions plus de cette protection», a fait valoir Mme Cervin dans un communiqué.

La concentration en uranium se mesure en partie par million, abrégée en ppm. Une valeur de 1 ppm indique qu'il y a une partie d'uranium pour un million de parties du mélange prélevé.

Devin Stevens, La Presse Canadienne

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