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De plus en plus de Canadiens disent être touchés par des phénomènes météorologiques

durée 20h49
17 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Selon un nouveau sondage, le nombre de Canadiens déclarant avoir été directement touchés par des phénomènes météorologiques extrêmes a augmenté par rapport à l’année dernière.

Un sondage en ligne réalisé par Léger auprès de 1512 Canadiens entre le 12 et le 15 juin indique que 30 % des personnes interrogées ont dit avoir été personnellement touchées par des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que des vagues de chaleur, des inondations, des incendies et des tornades au cours des 12 derniers mois.

Ce chiffre est en hausse par rapport aux 23 % qui avaient fait la même déclaration lors d’un sondage réalisé en juin 2025.

Ce sondage ayant été réalisé en ligne, il n’est pas possible de lui attribuer une marge d’erreur.

Ce nouveau chiffre est en baisse par rapport aux 37 % de personnes interrogées qui, en septembre 2025, avaient indiqué avoir été touchées par des phénomènes météorologiques extrêmes.

Ce sondage de septembre avait été réalisé après la deuxième pire saison de feux de forêt de l’histoire du Canada, au cours de laquelle les incendies avaient ravagé près de 90 000 kilomètres carrés — une superficie supérieure à celle du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard réunis.

Cependant, la manière dont les Canadiens sont touchés par les phénomènes météorologiques extrêmes n’est pas claire.

Cinquante-neuf pour cent des personnes québécoises interrogées dans le cadre de ce dernier sondage ont énoncé avoir été contraintes de rester chez elles en raison de la mauvaise qualité de l’air, tandis que 10 % ont indiqué avoir dû annuler des projets de voyage.

On constate en revanche une augmentation du nombre de Canadiens ayant répondu «autre» lorsqu’on leur a demandé de décrire leur expérience face aux conditions météorologiques extrêmes: 13 %, contre 8 % il y a un an.

Andrew Enns, vice-président exécutif de Léger pour le Centre du Canada, a souligné que le froid extrême de l’hiver dernier pouvait être présent dans l’esprit de certains Canadiens.

«Dans l’ensemble de l’Est du Canada et jusqu’aux Prairies, le froid extrême semble avoir légèrement augmenté, a expliqué M. Enns à La Presse Canadienne. Je m’interroge un peu sur la nature générale des Canadiens, vous savez, qui se plaignent peut-être un peu de la météo.»

Ce nouveau sondage suggère également que davantage de Canadiens estiment qu’il y a davantage d’épisodes de chaleur extrême qu’il y a cinq ans, mais le nombre de ceux qui s’inquiètent des étés chauds et des vagues de chaleur a considérablement diminué depuis l’année dernière.

Soixante et un pour cent des personnes interrogées ont déclaré qu’il y avait davantage d’épisodes de chaleur extrême qu’il y a cinq ans, contre 55 % l’année dernière. Mais, le nombre de Canadiens se disant préoccupés par les étés chauds et les vagues de chaleur à l’avenir a fortement baissé, passant de 62 % à 32 %. Pour le Québec, ce pourcentage s'élevait à 35%.

«Oui, c’est fou, a commenté M. Enns à propos de cette baisse de 30 points de pourcentage. C’est l’expérience vécue en ce moment même qui semble vraiment avoir un impact sur le niveau d’inquiétude à ce sujet.»

M. Enns a indiqué que la couverture médiatique du phénomène climatique El Niño et les spéculations concernant un été caniculaire à venir pourraient influencer le niveau d’inquiétude de la population.

Dans un résumé du sondage, Léger a précisé que cette baisse «pourrait également être liée aux conditions climatiques plus fraîches et moins sèches observées en juin 2026 par rapport aux années précédentes».

M. Enns a également suggéré que les gens ne peuvent rester vigilants face aux phénomènes météorologiques extrêmes que pendant un certain temps.

«On observe souvent ce phénomène dans le cadre de certains conflits: pendant les deux premiers mois, tout le monde est très attentif. Mais à mesure que la situation s’éternise, l’intensité diminue considérablement, sans pour autant disparaître complètement», a expliqué M. Enns.

Le sondage a révélé que 65 % des personnes interrogées estimaient qu’il y avait davantage de feux de forêt aujourd’hui qu’il y a cinq ans, soit une baisse par rapport aux 74 % enregistrés lors du sondage de l’année dernière.

Le nombre de Canadiens préoccupés par les changements climatiques au Canada a légèrement augmenté, passant de 59 % il y a un an à 61 %.

Le Canadian Research Insights Council, un organisme sectoriel qui promeut les normes en matière de sondages, précise qu’il est impossible d’attribuer une marge d’erreur aux sondages en ligne, car ceux-ci ne reposent pas sur un échantillonnage aléatoire de la population.

Nick Murray, La Presse Canadienne

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