De nouveaux employés rejoignent la grève des soins de longue durée en Nouvelle-Écosse

Temps de lecture :
3 minutes
Par La Presse Canadienne, 2026
HALIFAX — Les employés d’un autre établissement de soins de longue durée de Nouvelle-Écosse se sont mis en grève, portant à 25 le nombre d’établissements touchés par des actions syndicales dans la province.
Les services essentiels sont maintenus, mais la plupart des physiothérapeutes, des ergothérapeutes et des récréothérapeutes ne se présentent pas au travail, a expliqué Kim Cail, coordonnatrice des soins de longue durée au Syndicat canadien de la fonction publique. Parmi les autres travailleurs en grève figurent des infirmières, des aides-soignants et du personnel d'entretien.
Un nombre minimum de travailleurs sera présent à tout moment, de sorte que les résidents continuent d’être nourris et que des services comme la blanchisserie sont assurés, mais tout prend plus de temps que d’habitude, a précisé Mme Cail lors d’une entrevue jeudi.
Par ailleurs, le SCFP a indiqué que ses membres de quatre autres établissements de soins devraient se joindre la semaine prochaine à la grève, qui a débuté lundi. Cela portera le nombre de grévistes de 2400 actuellement à plus de 3000. Le syndicat a déclaré qu’aucune nouvelle négociation avec le gouvernement n’était prévue.
«Nous attendons avec impatience de retourner à la table des négociations», a affirmé Mme Cail.
Le syndicat a indiqué que le 25e établissement de soins à rejoindre la grève est Valley View Villa, dans le comté de Pictou, à environ 125 kilomètres au nord-est de Halifax. D’autres travailleurs se joindront à l’action syndicale à mesure que leurs sections locales rempliront les exigences légales, a précisé le syndicat. Cela inclut notamment l'organisation de réunions avec les employeurs et l'envoi d’avis au gouvernement.
Gary MacLeod, fondateur de l’association Advocates for the Care of the Elderly, qui lutte pour des conditions de vie de qualité dans les établissements de soins de longue durée, a affirmé que l’expérience vécue avec sa défunte mère lui avait appris que les établissements manquent de personnel même dans les meilleures circonstances et que les employés sont constamment surchargés de travail.
Il a expliqué qu’il se rendait tous les jours à la maison de retraite pour s’assurer que sa mère recevait des soins adéquats.
«À moins qu’ils ne participent au piquet de grève, puis ne se précipitent de retour dans les maisons de retraite pour accomplir les tâches essentielles qu’ils doivent effectuer, comme l’aide à la toilette, le changement des protections pour l’incontinence et tout ce genre de choses, je ne vois pas comment cela peut fonctionner», a-t-il prévenu lors d’une entrevue jeudi.
M. MacLeod a indiqué qu’il était favorable à une augmentation des salaires des travailleurs des soins de longue durée, affirmant qu’ils assumaient d’énormes responsabilités sans que cela se reflétât dans leur rémunération.
Barbara Adams, ministre des Soins de longue durée de la Nouvelle-Écosse, a révélé que le gouvernement proposait des augmentations salariales d’au moins 12 % sur quatre ans, tandis que certains travailleurs bénéficieraient d’une hausse de 24 %. Une augmentation de 70 % des primes de quart et de fin de semaine est également prévue.
L'offre comprend un paiement rétroactif jusqu'en 2023, date à laquelle la dernière convention collective a expiré.
Mme Adams a indiqué que 27 établissements de soins de longue durée syndiqués, représentés par des syndicats autres que le SCFP, ont déjà accepté cette offre. Elle a ajouté que les employés des soins à domicile et des hôpitaux représentés par le SCFP ont également signé les mêmes conditions. Le gouvernement n'a pas immédiatement fourni de commentaires supplémentaires jeudi.
Devin Stevens, La Presse Canadienne