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Danielle Smith salue l'octroi du permis pour le pipeline Canada-États-Unis

durée 20h47
30 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

EDMONTON — La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, a indiqué qu'une autorisation cruciale pour un projet d'oléoduc transfrontalier visant à acheminer davantage de pétrole brut de la province vers les États-Unis allait être accordée, après des années de plaidoyer de la part de son gouvernement.

Le président américain Donald Trump a signé un permis présidentiel autorisant l'extension du pipeline Bridger, considérée comme une relance partielle du projet de pipeline Keystone XL.

Le projet d'oléoduc Keystone XL a été abandonné puis relancé à plusieurs reprises, et a à un moment donné coûté 1,3 milliard $ aux contribuables albertains.

Mme Smith affirme que la nouvelle coentreprise entre South Bow, établie à Calgary, et Bridger, installée aux États-Unis, qui utilisera les infrastructures existantes, acheminera plus d'un demi-million de barils par jour de pétrole albertain vers des installations et des raffineries à travers les États-Unis.

L'extension du pipeline Bridger acheminerait le pétrole depuis la frontière vers l'est du Montana et du Wyoming, où il serait relié à un autre pipeline.

Le projet nécessite des autorisations environnementales supplémentaires au niveau fédéral et des États avant la construction, que les responsables de l'entreprise prévoient de commencer l'année prochaine.

Dans un message publié jeudi sur les réseaux sociaux, Mme Smith a également souligné la signature d’un accord énergétique entre le Canada et l’Alberta l’année dernière, ainsi que la décision d’Ottawa d’abandonner son plafond de production de pétrole et de gaz.

«Cela signifie que les producteurs de l’Alberta pourront produire davantage du pétrole dont le monde a besoin. C’est incroyable de voir que ce travail porte déjà ses fruits avec des annonces comme celle-ci», a mentionné Mme Smith.

«Les États-Unis sont notre principal partenaire commercial et nous continuerons à fournir de l’énergie pour contribuer à assurer la domination énergétique de l’Amérique du Nord», a-t-elle ajouté.

Les écologistes espèrent faire échouer le projet, craignant que l'oléoduc ne se rompe et ne provoque une fuite.

À son débit maximal, ce pipeline de 1050 kilomètres transporterait deux tiers du volume de pétrole acheminé par le Keystone XL, dont la construction avait été partiellement achevée avant que l’ancien président américain Joe Biden n’annule son permis le jour de son entrée en fonction en 2021.

M. Biden avait invoqué des préoccupations liées au changement climatique pour justifier cette décision.

«C’est un peu différent de la dernière administration. Ils ne voulaient pas signer d’accord sur un pipeline. Et nous, nous construisons des pipelines», a déclaré M. Trump après avoir signé l’autorisation transfrontalière pour l’extension du pipeline Bridger.

En 2020, lors de son premier mandat présidentiel, M. Trump avait approuvé le projet Keystone XL malgré les inquiétudes des tribus amérindiennes concernant d’éventuelles fuites et celles des groupes environnementaux concernant la contribution des combustibles fossiles au changement climatique.

L'annulation du permis par M. Biden l'année suivante a frustré les responsables canadiens, dont le premier ministre de l'époque, Justin Trudeau.

Parfois surnommée «Keystone Light», l’extension du pipeline Bridger ne traverserait aucune réserve amérindienne.

Plus de 70% du tracé serait construit dans des corridors pipeliniers existants et 80 % sur des terres privées, a indiqué Bridger Pipeline LLC dans un communiqué.

— Avec des informations de l'Association Press

Lisa Johnson, La Presse Canadienne

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