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Churchill Falls: Fréchette instrumentalise les ressources de l'État, accuse Duhaime

durée 13h02
13 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Les péquistes et les conservateurs renouvellent leurs attaques envers Christine Fréchette, l'accusant d'utiliser les ressources de l'État pour mousser sa campagne.

Ils ont lancé cette salve jeudi, après que plusieurs médias eurent rapporté qu'une entente finale sur l'hydro-électricité serait sur le point d'être signée avec Terre-Neuve-et-Labrador.

L'équipe de la première ministre n'a pas démenti cette information. Une annonce pourrait être faite dès la semaine prochaine.

«Les discussions se sont accélérées (...) et ça me rend très confiante quant à la possibilité qu'on signe quelque chose à brève échéance», a déclaré Mme Fréchette en mêlée de presse à Montréal.

«C'est un enjeu d'une très grande importance pour le Québec. La sécurité énergétique des Québécois, c'est important. (...) On a des régions, (...) des entreprises, (...) qui ont besoin d'énergie.»

Le Québec et la province voisine exploitent déjà ensemble la centrale de Churchill Falls depuis 1969, mais la nouvelle entente, qui irait jusqu’en 2075, viserait à accroître la production électrique, notamment avec deux autres barrages.

Or, selon le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, la conclusion d'une entente à ce stade-ci, dans un contexte préélectoral, serait «totalement inappropriée».

En point de presse à Québec jeudi matin, il a accusé la première ministre et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) de se servir des ressources de l'État à des fins électoralistes.

«Encore une fois, on voit la CAQ qui instrumentalise sa position au gouvernement pour faire sa campagne électorale», a-t-il lancé.

«Je ne pense pas qu'à une semaine du déclenchement des élections, c'est approprié d'aller signer une entente de 50 ans pour 25 milliards $.

«Elle n'a aucune légitimité démocratique, alors qu'elle est dans les derniers jours d'un régime qu'on s'apprête à mettre à la porte», a-t-il fulminé.

Même son de cloche du côté du Parti québécois. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a plaidé jeudi qu'il n'y a «aucune urgence» à signer une telle entente.

«Terre-Neuve-Labrador et le Québec ont déjà un contrat bon jusqu'en 2041», a-t-il souligné sur X.

«Christine Fréchette n'a pas la légitimité d'engager le Québec à très long terme, à l'aube d'une élection.

«Je demande (...) à la première ministre de partager les détails de l'entente (...) et d'expliquer pourquoi elle n’a pas attendu de soumettre son projet aux Québécois (...) avant de procéder.»

Caroline Plante, La Presse Canadienne

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