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Arrêt Jordan: un meurtrier veut que la Cour suprême de la C.-B. annule son verdict

durée 18h25
5 janvier 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

VANCOUVER — Un homme reconnu coupable de meurtre au premier degré dans une affaire que la police estime liée au crime organisé demande l'annulation du procès, arguant que les retards dans la procédure ont violé ses droits garantis par la Charte.

Un jury a reconnu Brandon Teixeira coupable de meurtre, de tentative de meurtre et de décharge d'arme à feu avec intention meurtrière en août dernier, près de huit ans après la mort par balle de Nicholas Khabra, âgé de 28 ans, à Surrey, en Colombie-Britannique, en octobre 2017.

Les accusations et le procès ont fait suite à une enquête menée par l'équipe intégrée d'enquête sur les homicides et l'unité mixte d'intervention spéciale de la Colombie-Britannique.

Au moment de la condamnation de Teixiera, la police a publié un communiqué indiquant qu'une tentative d'arrestation avait été faite après que les accusations eurent été portées en 2018, mais qu'il s'était enfui aux États-Unis, où il a été arrêté à Oroville, en Californie, le 1er décembre 2019, puis extradé vers le Canada en avril 2020 pour y être jugé.

L'avocate de Teixiera, Vicki Williams, a allégué lors d'une audience devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique concernant la demande dite «Jordan» qu'à l'exception de deux périodes, dont la fuite de son client aux États-Unis, aucun retard n'était imputable uniquement à la défense.

L'avocate de la Couronne, Dianne Wiedemann, affirme que le comportement de la défense à l'origine du retard était «de grande envergure» et que l'affaire était suffisamment complexe pour justifier une exception en vertu de la décision Jordan de la Cour suprême du Canada, qui fixe des délais afin de garantir que les procès ne soient pas retardés de manière déraisonnable.

Teixiera a comparu lundi devant la juge Jennifer Duncan par vidéoconférence, vêtu d'un uniforme orange de prisonnier, avec une barbe sombre et des tatouages visibles sur l'un de ses bras.

Il a fait les cent pas dans la salle du centre correctionnel avant de s'asseoir lorsque l'audience a commencé, afin de suivre les documents disposés sur la table devant lui.

Brenna Owen, La Presse Canadienne

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