Antisémitisme: un juge autorise une action collective contre l'université McGill

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Un juge de la Cour supérieure du Québec a autorisé une action collective intentée par des étudiants juifs de l’université McGill. Ces derniers affirment que l’établissement n’a pas pris les mesures nécessaires pour lutter contre l’antisémitisme sur le campus.
La plainte allègue que des étudiants juifs ont été victimes d’activités, de discours, de harcèlement et même d’agressions antisémites et antisionistes au cours d’une série de manifestations qui ont commencé après le 7 octobre 2023 «en lien avec le conflit international entre Israël et la Palestine».
Les étudiants réclament 5 millions $ de dommages-intérêts punitifs, ainsi qu’un remboursement partiel de leurs droits de scolarité, au motif que l’université aurait manqué à son obligation de les protéger contre la discrimination.
La juge Dominique Poulin estime que l’affaire remplit les critères pour être examinée, tout en précisant que l’autorisation d’un recours collectif ne constitue pas un jugement sur le fond de l’affaire.
L’organisation de défense des droits des Juifs B’nai Brith a salué cette décision, la qualifiant de première étape importante vers la reconnaissance du vécu des étudiants juifs et vers la garantie de la responsabilité et du changement.
Dans un communiqué, l’université McGill a déclaré qu’elle dénonçait toutes les formes d’antisémitisme et de haine anti-juive, et a réaffirmé son engagement à prévenir et à lutter contre la discrimination.
La Presse Canadienne