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«À boutte», des milliers d'intervenants communautaires manifestent à Québec

durée 15h23
2 avril 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Des milliers de travailleurs du milieu communautaire ont conclu deux semaines de grève jeudi avec une manifestation monstre devant l'Assemblée nationale.

«Ce n'est qu'un début, a lancé en point de presse Caroline Chartier, co-porte-parole du mouvement "Le communautaire à boutte". On va se revoir, on va s'inscrire dans le processus électoral, on va se faire entendre.»

Essoufflés, les intervenants communautaires réclament plus de financement et de meilleures conditions de travail. Lundi, ils ont exigé le renvoi de la ministre de la Solidarité sociale, Chantal Rouleau.

«Il y a quelques mois, on était 116 groupes mobilisés; on est à plus de 1800 aujourd'hui», a fait savoir Mme Chartier.

À l'intérieur des murs du parlement, la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a demandé au gouvernement d'aider ces travailleurs qui «tiennent le Québec à bout de bras, souvent avec des salaires de crève-faim».

«Quand je suis arrivé, le budget des organismes communautaires était de 1,1 milliard $. Il est aujourd'hui de 2,2 milliards $. C'est une augmentation de 100 %», a répondu le premier ministre sortant, François Legault.

«Donc, est-ce qu'on peut convenir, au moins, que c'est un peu exagéré de dire qu'on n'a rien fait? On a doublé le budget des organismes communautaires. Mais je le sais qu'il y a encore du travail à faire, puis on va continuer», a-t-il ajouté.

Le milieu communautaire plaide que la manière dont il est financé, par enveloppes ponctuelles, avec des conditions, crée de l'instabilité.

Dans l'immédiat, le gouvernement devrait à tout le moins mettre à la disposition du communautaire une partie de l'enveloppe discrétionnaire de 250 millions $ qui a été laissée au futur premier ministre, a suggéré le député de QS Etienne Grandmont.

Cette enveloppe devrait «aller au plus urgent, soulager rapidement les besoins immenses dans le milieu», selon lui.

Il estime par ailleurs que le prochain premier ministre devra rapidement rencontrer le secteur «pour avoir une discussion franche sur l'état des besoins qui sont immenses et trouver des solutions au manque de financement».

Sophie Tétrault-Martel, co-porte-parole du mouvement «à boutte», prévient pour sa part qu'elle aura toutes les formations politiques à l'œil en cette année électorale.

«Nous serons aux aguets pour que, dans leur cadre financier, le milieu communautaire soit inscrit et qu'on devienne un enjeu politique essentiel», a-t-elle dit.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

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