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22 juillet 2021 - 07:00

Réactions au lendemain de l'annonce

Le rejet du projet de GNL Québec réjouit les groupes environnementaux

Benjamin Richer

Par Benjamin Richer, Journaliste

Plusieurs groupes de pression ont accueilli avec soulagement la décision du gouvernement de Legault de ne pas poursuivre plus loin avec le projet de GNL Québec au Saguenay.

« Après une mobilisation sans précédent et un rapport du BAPE dévastateur, il est réjouissant que le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, conclut que ce projet serait contraire à nos objectifs de diminution des gaz à effets de serres (GES) et qu’il serait néfaste pour la biodiversité, particulièrement dans le majestueux fjord du Saguenay », indique la Coalition Fjord par communiqué.

Cela depuis près de trois sans que des collectifs comme ce dernier tentent de sensibiliser la population et les élus quant aux impacts sociaux, environnementaux et économiques de ce projet. Des membres de l’industrie récréotouristique ont également accueilli favorablement cette décision.

« L’abandon du projet GNL/Gazoduq est donc un signal encourageant pour la mobilisation citoyenne, et à vrai dire, constitue un véritable soulagement. D’abord, c’est un soulagement pour le climat de la planète, car la science a enfin été entendue et nous éviterons l’ajout net de GES », ajoute la Coalition Fjord.

L’organisation mentionne que la région est maintenant à l’heure de la concertation et non de la division afin de développer des projets régionaux forts, créateurs d’emplois et dans le respect de l’environnement, notamment le Fjord du Saguenay.

En accord avec la science

« Nous nous réjouissons qu’une décision si importante du gouvernement du Québec soit alignée avec les constats des scientifiques qui ont analysé avec rigueur l’impact de grands projets comme celui de Gazoduq/GNL. Le rapport du BAPE était sans équivoque et l’avis des scientifiques indépendants sur le projet était sans appel : le projet dans son ensemble aurait eu un impact majeur en termes d’émissions de gaz à effet de serre et d’atteintes à la biodiversité », précise Marie Saint-Arnaud, membre du Comité de coordination du Collectif scientifique sur les enjeux énergétiques au Québec.

L’organisme considère ainsi que le projet, utilisant les hydrocarbures, ne constituait pas une voie d’avenir en matière énergétique.

Selon Marc Brullemans, également membre de ce comité, « le rejet de ce projet devrait marquer un point tournant dans l’approche du Québec face au gaz dit naturel. Ce gaz d’origine fossile n’est pas une énergie de transition. Quand on prend en compte les fuites et l’ensemble de ses impacts, il est aussi dommageable que le charbon sur le plan climatique », observe-t-il.

D’autres groupes environnementaux et scientifiques ont aussi fait valoir leur satisfaction face à cette annonce.

 

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