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7 juin 2021 - 14:44

Alexis Brunelle-Duceppe dénonce le traitement des travailleurs étrangers

Des permis de travail refusés, alors que la région est en pénurie de main-d’œuvre

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Le député bloquiste de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, dénonce vivement les lourdeurs bureaucratiques au ministère de l’Immigration du Canada et les conséquences pour les familles qui souhaitent venir s’installer au Québec, dont ici dans la région.

Au mois de février 2019, Arturo Bernal Huerta a notamment débuté des démarches pour que ses deux fils, Ricardo et Jésus, puissent travailler au Lac-Saint-Jean dans une entreprise œuvrant en soudure.

Des travailleurs étrangers doivent y être engagés comme soudeurs, un domaine fortement affligé par la pénurie de main-d’œuvre dans la région et dans lequel ils sont diplômés et expérimentés.

Or, bien que leur demande soit acceptée au Québec avec l’obtention du Certificat d’acceptation du Québec (CSQ) et bien que leur employeur ait produit les Études d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT) nécessaires à leur embauche, en date d’aujourd’hui, leurs demandes de permis de travail ont été refusées à deux reprises par le gouvernement canadien.

Le dossier de la famille Bernal-Barrera est loin d’être unique rappelle le député. Pour bon nombre de travailleurs et d’entreprises, le système d’immigration n’a que des délais et des déceptions à offrir.

Dossier crève-coeur

« On a vu plusieurs dossiers s’allonger en raison des lourdeurs de l’appareil gouvernemental au ministère de l’Immigration du Canada. Mais un des dossiers les plus crève-cœur c’est certainement celui de la famille Bernal-Barrera. J’ai arrêté de compter le nombre d’appels et d’envois de courriels que j’ai fait pour ce dossier depuis le début de mon mandat. C’est frustrant, car on manque de main-d’œuvre disponible et qualifiée en région et au Québec. Ces deux travailleurs ont déjà vécu ici, ils ont des amis ici, leur père est ici et en plus ils parlent très bien français. Malgré tous ces facteurs, nous sommes pris dans les dédales bureaucratiques », déplore M. Brunelle-Duceppe.

La famille Bernal-Barrera n’est pas à sa première rencontre avec un député pour tenter de trouver une solution à son dossier. En 2010, le gouvernement du Canada avait refusé leur demande de résidence permanente pour des raisons humanitaires, considérant les menaces possibles pour leur sécurité dans leur pays d’origine, une véritable tragédie pour cette famille mexicaine intégrée au Lac-Saint-Jean depuis 2008.

Leur dossier n’a toujours pas connu de dénouement positif.

« J’ai eu beaucoup de peine lorsque j’ai appris le deuxième refus pour les dossiers de mes fils. Ça fait maintenant 13 ans qu’on a débuté nos démarches, mais j’ai l’impression que rien n’a avancé parce que le ministère de l’Immigration ne collabore pas avec nous même avec le soutien du député Brunelle-Duceppe. Je suis terriblement déçu », affirme le père des deux travailleurs, Arturo Bernal Huerta, qui est résident permanent et qui habite au Lac-Saint-Jean.

Alexis Brunelle-Duceppe ne perd néanmoins pas espoir.

« Je continue de croire à ce dossier, parce que les familles méritent d’être réunies et de vivre une vie paisible, ensemble, au Québec. Ce qu’on veut, c’est de trouver, une fois pour toutes, une solution pour accueillir ces deux travailleurs. Le Canada fait miroiter aux travailleurs étrangers des emplois de qualité et des jours meilleurs, le Gouvernement du Québec a accepté depuis longtemps d’accueillir cette famille, mais c’est encore et toujours au fédéral que ça bloque », conclut le député bloquiste.

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