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19 février 2020 - 08:59

Assurance-emploi : les députés bloquistes de la région demandent des modifications

Par Salle des nouvelles

Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, Louise Chabot, porte-parole en matière d’emploi, de développement de la main-d’œuvre et du travail, Mario Simard, député de Jonquière, et Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean, ont demandé au gouvernement d’agir afin de modifier le programme d’assurance-emploi pour que les gens aux prises avec une longue maladie puissent bénéficier de l’aide dont ils ont besoin tout au long de leur lutte.

Mario Simard considère que faire passer les prestations de maladie de l’assurance-emploi de 15 à 50 semaines devrait être une priorité pour le gouvernement.

Alexis Brunelle-Duceppe a quant à lui questionné le gouvernement à trois reprises.

« Il n’est pas normal en 2020 que les gens doivent d’abord penser à l’argent plutôt qu’à se soigner. Lorsque l’on est atteint d’une maladie grave comme le cancer, on devrait concentrer toutes nos forces à combattre la maladie, plutôt que de se faire du souci pour payer des soins. L’actuelle prestation spéciale d’assurance-maladie est une aberration lorsque l’on a côtoyé des gens aux prises avec de graves problèmes de santé. L’assurance-emploi a toujours été une priorité au Bloc Québécois et ce n’est pas aujourd’hui que nous baisserons les bras », a déclaré M. Blanchet.

Actuellement, le programme d’assurance-emploi concernant les prestations prévues de maladie est destiné à aider financièrement les travailleurs. Une quinzaine de semaines seulement est une période nettement insuffisante.

Mario Simard soutient que ces gens ont droit à autant d’aide que les employés qui perdent leur emploi et qui se retrouvent sur le chômage. Il a été particulièrement inspiré par une personne proche de lui.

« La directrice de mon bureau de circonscription a eu un cancer du sein lorsqu’elle avait 30 ans. Pendant 52 semaines, elle a été sans rémunération, ce qui crée une pression énorme. Ce n’est pas logique que quelqu’un qui perd son emploi parce que l’usine ferme ait droit à 50 semaines, mais pas une personne qui combat une maladie comme un cancer. Elle doit être en mesure de payer ses comptes au jour le jour. Je ne vois pas pourquoi on n’offre pas la possibilité aux gens qui ont cotisé au programme d’en bénéficier lorsqu’ils en ont vraiment besoin », a déclaré l’élu jonquiérois.

Le député de Lac-Saint-Jean a quant à lui aussi talonné le gouvernement à la Chambre des Communes.

« Les libéraux invoquent que les intervenants aient calculé que c’est en moyenne 26 semaines qui sont nécessaires en cas de maladies graves. Ça changerait quoi alors de permettre 50 semaines pour les cas d’exception qui nécessite plus? Ils se disent fier de mettre la prestation à 26 semaines, mais ne fournissent aucun argument pour empêcher que ce soit 50 », a déclaré Alexis Brunelle-Duceppe.

« C’est une question de gros bon sens : il n’est pas normal de devoir penser à ses finances personnelles, plutôt que de combattre sa maladie, comme le cancer. Avoir accès aux soins aisément et rapidement ne devrait pas être une affaire d’argents. C’est le strict minimum de nous occuper de nos personnes malades », a conclu Louise Chabot. 

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