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15 février 2020 - 08:43

Aluminium : le Bloc Québécois boucle sa tournée à Alma

Par Salle des nouvelles

Les élus du Bloc Québécois du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord bouclent leur Tournée de l’aluminium à Alma.

Ils veulent que le gouvernement bouge rapidement suite à leur proposition.

Après s’être rendus à Sept-Îles, Baie-Comeau, Saguenay et Bécancour, Alexis Brunelle-Duceppe (député de Lac-Saint-Jean), Mario Simard (député de Jonquière) et Marilène Gill (député de Manicouagan) ont bouclé la Tournée de l’aluminium à l’usine de Rio Tinto, à Alma.

Guidés par la direction de l’usine, les élus ont eu l’occasion d’échanger sur les enjeux qui touchent l’industrie de l’aluminium. Ils ont rappelé que le combat mené à Ottawa par le Bloc Québécois vise également la protection du marché nord-américain pour les alumineries qui produisent l’aluminium le plus vert de la planète, celles du Québec.

La visite a aussi permis de prendre davantage le pouls des travailleuses et des travailleurs de l’aluminium, qui sont les premiers touchés par l’abandon des projets industriels.

La patience du Bloc a des limites Le Bloc Québécois a déposé une proposition à la vice-première ministre Freeland le 28 janvier dernier. Celle-ci a été gardée confidentielle jusqu’à présent pour faciliter la négociation d’une protection pour l’aluminium. Cependant, les élus bloquistes commencent à s’impatienter.

« Nous avons été très proactifs dans le dossier en allant jusqu’à proposer au gouvernement une solution à cette situation. On l’a gardée confidentielle pour qu’ils puissent avoir les coudées franches pour négocier, mais notre patience a ses limites, surtout quand on voit que les libéraux recommencent à nier la différence entre la protection qu’a eue l’acier et les grenailles qu’a eues l’aluminium », a déclaré Alexis Brunelle-Duceppe.

Agacé par la lettre ouverte de la vice-première ministre Freeland, qui déclare erronément que l’aluminium a été protégé, Mario Simard a rappelé que « l’aluminium est une industrie dont les Québécois peuvent être très fiers puisque nous le produisons de la manière la plus écologique au monde. Pourtant, le nouvel accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique compromet 60 000 emplois. Avec cet accord, Ottawa offre aux Ontariens la protection de leur secteur de l’acier contre l’abandon complet de l’aluminium du Québec ».

« Nous sommes pour le libre-échange, mais avec des protections pour le secteur de l’aluminium et non au détriment des emplois qui font la fierté des régions et du Québec, comme la Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean », a ajouté Marilène Gill.

Rappelons que selon l’accord, même si 70% des pièces en aluminium utilisées dans la production des automobiles en Amérique du Nord devront provenir de l’Amérique de Nord, l’aluminium primaire contenu dans ces pièces ne devra pas obligatoirement provenir du continent. Dans ce contexte, l’ACEUM permettra à l’aluminium chinois d’inonder les marchés canadiens et américains. Ainsi, des pièces de voitures supposément nord-américaines seront fabriquées en toute légalité avec de l’aluminium provenant de la Chine.

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