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11 septembre 2018 - 12:59

La santé mentale doit devenir un enjeu électoral estime le COSME

Bien que la campagne électorale ait officiellement débuté le 23 août dernier, jusqu’ici aucune mention n’a été faite en lien avec la santé mentale souligne le Réseau communautaire en santé mentale (COSME) et ses membres dont l’Association des Ressources alternatives et communautaires en santé mentale du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

C’est pourtant un enjeu de société primordial qui touche tout le monde, rappelle l’organisme, et qui nécessite des engagements de la part des chefs et des candidats des différents partis politiques au Québec. Sans ces engagements, il ajoute que la réponse aux besoins en santé mentale stagnera une nouvelle fois avec le prochain gouvernement.

Pour inciter les différentes formations politiques à se positionner, un appel pour la santé mentale a été lancé. Dans ce document, on constate l’étendue des problématiques de santé mentale qui concernent aujourd’hui un Québécois sur cinq.

Il contient également sept recommandations qui visent à améliorer le quotidien de ces personnes et de leur entourage, que ce soit en termes de services, d’accès aux soins, de logement ou d’emploi :

-hausser progressivement les dépenses en santé mentale de 6 à 8 % des dépenses de programme du ministère de la Santé et des Services sociaux, ce qui équivaudra à terme à un relèvement de 250 millions de dollars annuellement;

-hausser de 22 millions le financement de base des 450 organismes communautaires en santé mentale pour atteindre la cible du 10 % des dépenses en santé mentale qui leur a été promise depuis 2005;

-assurer la parité de l’indexation annuelle des organismes communautaires avec celle du réseau public; mettre en place dans toutes les régions du Québec des services intégrés de santé mentale à l’intention des jeunes Québécois, en collaboration avec les organismes communautaires et les organismes jeunesse;

-augmenter de 12 000 le nombre de logements sociaux avec accompagnement psychosocial destinés aux personnes ayant un trouble de santé mentale parce qu’être bien logé est un élément fondamental du rétablissement, de l’intégration et de la participation sociale des personnes atteintes d’un trouble mental;

-mettre en place des services universels et gratuits de psychothérapie et autres formes de soutien adaptés aux besoins de la personne parce que plus de la moitié des Québécoises et Québécois ayant des problèmes psychologiques ont des besoins d’aide non comblés de thérapie ou de counseling;

-développer des ressources d’intégration dans le milieu régulier du travail, y compris l’accès au travail à temps partiel, et soutenir l’accès aux études pour les personnes ayant des troubles de santé mentale. 

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