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4 décembre 2017 - 15:59

Mireille Jean a répondu au sondage sur les inconduites sexuelles à l’Assemblée nationale

La députée de Chicoutimi, Mireille Jean, se dit surprise et déçue des résultats du sondage maison mené par La Presse canadienne sur les possibles inconduites sexuelles à l’Assemblée nationale.

« J’ai été architecte, entrepreneure en technologie, spécialiste en propriété intellectuelle, PDG d’une association scientifique, j’ai même été présidente de l’Association québécoise en électronique et je suis maintenant députée. Malgré une carrière passée dans ces milieux masculins, je n’ai jamais eu à vivre d’inconduites sexuelles. Mais rares ont été les occasions où je n’occupais pas un poste de pouvoir. C’est peut-être ce qui explique pourquoi je n’ai pas, au cours de ma carrière, subi de telles inconduites sexuelles », admet Mireille Jean.

Mme Jean a répondu au questionnaire de La Presse canadienne et faisait partie des 24 députées et ministres à le faire sur les 37 élues à l’Assemblée nationale.

Ainsi, près des deux tiers des répondantes (63 %) affirment avoir subi une ou plusieurs formes d'inconduite sexuelle, souvent à répétition, dans l'exercice de leurs fonctions d'élues. Et près d'une élue sur deux (42 %), dont deux ministres, soutient avoir déjà été victime de harcèlement sexuel avant de se lancer en politique.

Deux femmes siégeant présentement à l'Assemblée nationale ont connu dans leur chair ce que signifie une agression sexuelle.

« Je croyais l’Assemblée nationale à l’abri de tels comportements et c’est avec surprise et déception que j’apprends que plusieurs femmes députées et mêmes ministres auraient été victimes d’inconduites sexuelles. Ça fait près de deux ans que je suis députée et je n’ai jamais eu à vivre de tels comportements. J’espère que de savoir que des femmes de l’envergure de députées et de ministres, qui avouent avoir subi de tels gestes d’inconduites sexuelles réconfortera certaines victimes vivant dans d’autres milieux moins publics. »

Toujours dans le sondage de la Presse canadienne, les élues ont aussi été invitées à identifier les moyens que le gouvernement devrait prendre pour prévenir l'inconduite sexuelle et mieux soutenir les victimes.

L'éducation sexuelle obligatoire et les campagnes de sensibilisation (à égalité à 88 %) viennent au premier rang des mesures à privilégier, suivies d'un financement accru des groupes d'aide aux victimes (67 %) et d'une meilleure formation des policiers (50 %).

Les parlementaires sont en général très optimistes, car selon 88 % d'entre elles le mouvement mondial de dénonciation des agressions sexuelles, déclenché avec la campagne #MoiAussi, marque un tournant.

« Je suis de celles qui espèrent que le phénomène #MoiAussi, marque un tournant décisif et durable dans la fin de ces comportements qui ont été trop longtemps et trop souvent considérés comme anodins », conclut Mireille Jean, la seule députée féminine de la région.

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