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29 juin 2021 - 11:30

La banque française Société Générale aurait décidé de cesser de soutenir le projet

Projet GNL : les appuis financiers s’effritent, soulignent plusieurs groupes

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

La Coalition Fjord, Nature Québec, la Fondation David Suzuki, Greenpeace, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), Équiterre, Eau Secours, la Coalition Antipipeline Rouyn-Noranda et la CEVES estiment qu’il y a maintenant de nombreux signes d’un effritement du soutien financier pour GNL Québec.

Selon l’agence Reuters, la banque française Société Générale, principale conseillère financière de GNL Québec, aurait décidé de cesser de soutenir le projet afin de limiter son exposition à la production de gaz de fracturation en Amérique du Nord d’ici 2023.

Cette décision de l’assemblée des actionnaires de la Société Générale prise en mai dernier vient confirmer ce que le BAPE a souligné dans son rapport, soit un «scepticisme croissant des investisseurs à l’égard des projets axés sur les énergies fossiles».

Les groupes notent également que l’onglet « Partenaires principaux » de GNL Québec ne figure plus sur son site internet actuel depuis quelques semaines alors que sur sa version antérieure du site internet, dans la section « Finances » la Société Générale était spécifiquement mentionnée.

Investissement Québec

Il y a deux semaines, c’est Investissement Québec qui confirmait n’avoir aucune intention d’investir ou de prêter de l’argent à GNL Québec, en précisant : « Notre objectif est d’investir dans le développement, mais le développement durable. »

Pour les groupes qui s’opposent au projet, « Les investisseurs sont pragmatiques. D’une part, ils voient l’appel de l'Agence internationale de l’énergie (AIE) à éviter tout nouvel investissement dans de nouveaux projets d'approvisionnement en combustibles fossiles, incluant le gaz, afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. D'autre part, ils constatent l’émergence de politiques de tarification du carbone un peu partout dans le monde. Ils ne peuvent que constater qu’il n’y a plus d’avenir pour ce type d’investissement. »

Ni GNL Québec ni le gouvernement du Québec ne peuvent continuer à faire fi de cet état de fait selon ces groupes, soulignant que le gaz n’est pas une énergie de transition.

Ils ajoutent que l’ensemble de ces éléments montre encore une fois que GNL Québec ne tient pas la route et que son annonce du début du mois de juin concernant un éventuel partenariat stratégique avec le promoteur d’un projet de terminal méthanier en Allemagne n’était bel et bien qu’un show de boucane.

Les groupes terminent en mentionnant que depuis le retrait en mars 2020 du Fonds Berkshire Hathaway de Warren Buffet, la compagnie ne réussit pas à attirer de nouveaux investisseurs. 

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