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30 mars 2021 - 14:30 | Mis à jour : 14:35

Ils se sont exprimés à l'unisson aujourd’hui devant l’Assemblée nationale

60 groupes et tous les partis d’opposition demandent le rejet immédiat du projet de GNL

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

60 groupes de la société civile et les trois partis d’opposition se sont exprimés à l'unisson aujourd’hui devant l’Assemblée nationale afin de demander au gouvernement Legault de rejeter immédiatement le projet de GNL/Gazoduq, après la publication du rapport du BAPE qu’ils qualifient de dévastateur.

Ils rappellent que le BAPE estime que le projet ne remplit aucune des trois conditions incontournables posées par le gouvernement, soit la contribution à la transition énergétique, l'acceptabilité sociale et la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

Plusieurs groupes ont pris la parole contre GNL/Gazoduq lors de cette manifestation, incluant des groupes citoyens, des organismes environnementaux, des groupes communautaires, des syndicats, des spécialistes de la santé, des associations étudiantes et des partis d'opposition.

« Il ne reste aucun argument crédible qui justifierait l’approbation du projet. Le gouvernement doit refuser le projet maintenant pour qu’on puisse enfin passer à autre chose et enclencher la transition écologique et énergétique », mentionne Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole de la Coalition Fjord.

« Le gouvernement du Québec a amplement d’informations pour être en mesure de rejeter immédiatement ce projet qui irait à l’encontre des objectifs climatiques du Québec et du Canada et aggraverait la crise climatique mondiale. Le gouvernement ne doit pas échanger avec le promoteur derrière des portes closes, il devrait finaliser dès maintenant son évaluation et tourner la page sur ce mauvais projet qui ne respectera jamais la condition de l’acceptabilité sociale », affirme de son côté Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada.

« Le BAPE a reconnu, comme Pêches et Océans Canada et les scientifiques qui étudient les mammifères marins depuis des décennies, que tout accroissement du trafic maritime dans le fjord du Saguenay irait à l’encontre des efforts de rétablissement du béluga du Saint-Laurent. Si le projet de GNL va de l’avant, il pourrait engendrer l’extinction de cette espèce emblématique du Québec. Voulons-nous vraiment être la génération qui a fait disparaître les bélugas pour exporter du gaz albertain et remplir les poches des promoteurs américains », soutient quant à elle Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

Multiples embûches

« Pour le Parti libéral du Québec, il est clair que la relance et le développement économique du Québec doivent reposer sur une vision à long terme, qui considère les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de manière indissociable et responsable. Le BAPE conclut que le projet GNL fait face à de multiples embûches, à la fois au niveau environnemental, social et financier. À la lumière des informations maintenant publiques, le gouvernement caquiste doit assumer son leadership et prendre la décision qui s’impose en s’assurant toutefois que la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne soit pas laissée à elle même et qu’elle ait tout le soutien nécessaire pour la création d’emplois innovants », déclare Isabelle Mélançon, députée de Verdun et porte-parole du premier groupe d’opposition en matière d’environnement.

« On exige que le gouvernement fasse rapidement l’annonce de son refus d’aller plus loin avec ce projet dépassé. De plus, on veut voir un plan de transition vert et juste pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean », conclut Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques.

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